Soutenir le projet de vie des personnes vivant avec un TSA

Nouvelles  |  23 mars 2017

Pour améliorer les services offerts aux personnes atteintes du trouble du spectre de l’autisme (TSA) et à leurs familles, le gouvernement du Québec a dévoilé, le 21 mars 2017, un plan d’action sur le trouble du spectre de l’autisme (2017-2022). Il a annoncé plusieurs mesures pour lesquelles il consacrera un investissement annuel récurrent de 29 M$ ainsi qu’une somme additionnelle de 1,25 M$ qui servira à soutenir la recherche, la formation et la production d’outils d’intervention.

Soutien au projet de vie des adolescents et des adultes

« Étant donné le champ de pratique des conseillers d’orientation, on retiendra parmi les axes d’intervention celui qui vise à développer une gamme variée de services afin de soutenir le projet de vie des adolescents et des adultes », souligne la présidente de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec, Mme Josée Landry, c.o., qui salue cette initiative, ainsi que celle visant la réalisation d’une recherche sur les mesures et les facteurs favorisant l’intégration en emploi des personnes ayant un TSA.

Le communiqué gouvernemental souligne le fait que ce plan découle du premier Forum québécois sur le trouble du spectre de l’autisme, qui s’est tenu en février 2016. Lors de cet événement, des personnes ayant un TSA, leurs familles, des experts et des acteurs du domaine ont eu l’occasion d’échanger et de voter pour les actions à mettre en priorité. Deux conseillers d’orientation (c.o.) étaient présents à ce Forum, dont l’auteure Émilie Robert, c.o. au cégep Montmorency, qui s’est méritée le Prix professionnel 2016 de l’Ordre, pour son livre intitulé Les personnes autistes et le choix professionnel. Mme Robert s’est dite enchantée de constater que le plan d’action reflète bien ce qui a été dit à ce forum.

Concernant le projet de vie des personnes atteintes du TSA, elle estime que « le développement des habiletés des enfants autistes, qui ont obtenu un diagnostic tardif, est difficile à anticiper mais que ceux qui n’ont pas de déficience intellectuelle sont tout à fait capables de faire des études postsecondaires .»

Mentionnons que depuis 2012, l’évaluation en orientation des personnes aux prises avec un trouble de santé mentale ou neuropsychologique, attesté par un diagnostic ou par une évaluation effectuée par un professionnel habilité, est réservée aux conseillers d’orientation. Ils actualisent leurs compétences en ce sens de façon continue.