Le marché du travail tarde à s’ouvrir

----  |  15 décembre 2016

« Un membre d’ordre professionnel immigrant, formé à l’étranger et appartenant à une minorité visible, accède plus difficilement à un premier emploi dans sa profession qu’un professionnel immigrant formé à l’étranger n’appartenant pas à une minorité visible », déclare le conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) dans un communiqué émis le 15 décembre 2016.

C’est ce que révèle une enquête exploratoire commandée par le CIQ et réalisée par l’Institut de recherche sur l’intégration professionnelle des personnes immigrantes (IRIPI), auprès de membres d’ordres professionnels formés à l’étranger (PFÉ), exerçant la profession de chimiste, de comptable professionnel agréé, d’ingénieur et de technologue professionnel. L’enquête indique qu’au moment où elle a été menée (hiver 2016), 70% des PFÉ répondants, ayant déclaré ne pas appartenir à une minorité visible, occupaient un emploi dans leur profession, comparativement à 56 % des répondants appartenant à une minorité visible.

« Notre enquête montre l’importance d’un arrimage avec les employeurs afin de développer des pratiques et des outils facilitant l’intégration en emploi des professionnels formés à l’étranger. Plusieurs solutions sont d’ailleurs proposées tant par les professionnels immigrants interrogés que par les employeurs et les conseillers en emploi ayant participé à l’enquête », précise le directeur général du CIQ, M. Jean-FrançoisThuot. Pour lire le communiqué. Pour consulter la recherche.