Transition primaire-secondaire

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Transition primaire-secondaire2019-10-15T16:50:53-05:00

Une étape importante

La transition entre le primaire et le secondaire est une étape importante dans le développement du jeune. Alors que ce dernier doit faire face à de nombreux changements tant physiques, émotifs, psychologiques que sociaux, il doit également affronter des changements importants au plan scolaire, tels : il doit changer d’école laquelle est souvent beaucoup plus grande, se faire de nouveaux amis qui proviennent de milieux différents, rencontrer de nouveaux professeurs, redevenir le « plus jeune », etc.

À lire sur le sujet : Conseils pour une transition du primaire au secondaire réussie, Alloprof parents

Tiré d’une initiative de la TREM

Qu’est-ce qu’une transition scolaire?

Une transition est scolaire est la période de temps où votre enfant vit un changement dans son environnement scolaire et s’y ajuste. Il est possible que la transition puisse générer un sentiment d’insécurité chez votre enfant. Vous pouvez l’aider à mieux vivre cette période en l’informant sur les changements qu’il vivra dans ses relations sociales, ses façons de fonctionner et ses façons d’apprendre…

Changements dans le nouvel environnement

Primaire Secondaire
L’organisation des matières enseignées est prédéterminée, dirigée et ajustée par l’enseignant. Les périodes de cours sont prédéterminées et fixes. L’élève est responsable de connaître son prochain cours et de s’y présenter.
Le matériel de l’élève est entreposé dans sa classe. L’élève entrepose son matériel dans un casier et est responsable de le transporter à chaque cours.
L’horaire de l’élève comprend des récréations : il a l’obligation d’aller dehors. Le retour se fait dans la même salle de classe, sauf pour les spécialités. L’horaire de l’élève comprend des pauses libres permettant de récupérer du matériel dans son casier et de se déplacer entre les cours.
Pour dîner, un lunch est généralement apporté par l’élève et l’heure des repas est supervisée par le service de garde. Il peut également manger à la maison. L’élève est libre sur l’heure du repas. Il peut prendre un lunch de la maison, utiliser la cafétéria ou sortir dîner à l’extérieur (parfois sous certaines conditions).

Changements dans les relations sociales

Primaire Secondaire
Les élèves proviennent généralement du même quartier. Les élèves proviennent de différents quartiers ou municipalités d’un même territoire.
L’élève conserve le même groupe-classe toute l’année, pour toutes les matières. L’élève peut avoir des groupes différents en fonction des cours. Les options rassemblent les élèves ayant des intérêts communs.
L’élève côtoie les autres élèves lors des récréations, des activités au service de garde et des activités parascolaires. L’élève côtoie les autres élèves lors des pauses, des activités socioculturelles et des activités parascolaires.
L’élève est dirigé par un enseignant principal permettant de créer un lien significatif. L’élève côtoie plusieurs enseignants et un titulaire lui est désigné pour créer un lien significatif et une référence en cas de besoins.
Un service de soutien psychosocial est disponible en cas de conflit, intimidation, difficulté de comportement, etc. Un service de soutien psychosocial est aussi disponible en cas de conflit, intimidation, difficulté de comportement, etc.

Changements dans les façons d’apprendre

Primaire Secondaire
Des devoirs et des leçons sont généralement données à la maison dans un délai d’une semaine. Des devoirs et des leçons sont généralement donnés à la maison et peuvent s’échelonner sur plusieurs semaines.
La note de passage est de 60%. La note de passage est également de 60%.
Un soutien est disponible aux élèves ayant des besoins particuliers. Il y a une prise en charge de l’élève par une équipe multidisciplinaire pour assurer sa réussite. Un soutien est également disponible aux élèves ayant des besoins particuliers. L’élève est invité à utiliser les services disponibles pour soutenir ses apprentissages.

Parmi les facteurs de réussite des jeunes, l’engagement des parents est essentiel et incontournable

Sentir que vous vous intéressez à ce qu’il fait à l’école motivera et encouragera votre jeune à persévérer. Au jour le jour, vous pouvez l’aider et le soutenir par des gestes simples : il suffit bien souvent d’être présent, de l’écouter, de vous intéresser à son travail scolaire, de rencontrer ses enseignants, de discuter avec lui de problématiques qui sont traitées en classe, d’échanger sur l’actualité, de l’inciter à fréquenter la bibliothèque, de vous impliquer dans la vie de l’école, etc.

Source : Votre jeune au secondaire, brochure du MELS

Certains jeunes vivront cette transition sans heurts alors que d’autres vivront leur lot d’émotions qui peuvent avoir de nombreuses conséquences, notamment une plus grande insécurité, des troubles affectifs, d’hyperactivité, d’agressivité, un manque de motivation scolaire et parfois une baisse de la persévérance scolaire.

Ce que vous pouvez faire pour faciliter la transition :

  • Veiller à ce que votre enfant dispose de temps et d’un espace calme pour la réalisation de ses travaux quotidiens.
  • Aider votre enfant à acquérir de bonnes habitudes de travail, à gérer son temps et à se fixer des priorités afin de pouvoir aborder son travail scolaire de manière disciplinée et éviter la panique causée par les retards.
  • Discuter et échanger régulièrement avec lui par rapport aux situations qu’il vit à l’école.
  • Être à l’affût des signes indiquant que votre enfant éprouve des difficultés inhabituelles.
  • Participer régulièrement aux activités d’échanges avec le personnel scolaire, dès le primaire. C’est la meilleure façon de connaître les ressources auxquelles votre enfant pourrait avoir accès, notamment lors de son intégration au secondaire.

Inspiré du document : Les transitions à l’école : Croyances, faits et ressources, de l’Université de Sherbrooke.

Par Patricia Therrien, Directrice adjointe
Aidersonenfant.com

Le passage du primaire au secondaire constitue une étape scolaire tout aussi importante pour votre enfant que son entrée à la maternelle. Comme parent, on souhaite que tout se passe bien et que notre enfant vive harmonieusement ce grand changement.

Pour faciliter cette transition chez votre enfant, voici quelques moyens qui vous permettront de bien de le guider :

Établir une routine quotidienne

Aidez-le à instaurer une routine quotidienne avec laquelle il est l’aise afin qu’il soit ponctuel, efficace dans son travail, organisé avec son matériel et libre de profiter de moments de détente agréables pour lui autant le soir que la fin de semaine.

L’inscrire à une activité

Inscrivez-le à une activité parascolaire, sportive ou culturelle qui lui permettra de bouger, de dépenser son énergie et de se changer les idées avant ou après ses moments d’étude.

L’aider à bien s’organiser

Vérifiez qu’il sait utiliser adéquatement son agenda, qu’il gère efficacement son horaire, qu’il est capable de prendre des notes de cours qu’il sera capable de relire et, surtout, de comprendre quand viendra le temps d’étudier.

Lui apprendre la persévérance

Dès son plus jeune âge, apprenez-lui à persévérer quand des obstacles se dressent sur son parcours ou qu’un nouveau défi lui semble insurmontable. Certains élèves ont toujours bien réussi à l’école au primaire et ils réalisent qu’il faut faire des efforts pour atteindre ses objectifs quand on arrive au secondaire. Il n’y a pas que la note qui compte: l’apprentissage de la constance et de la ténacité sont très précieux.

Accepter qu’il puisse vivre des échecs

Acceptez le fait qu’il peut se tromper ou vivre des échecs. Même s’il n’a plus cinq ans, il est en phase d’apprentissage, et il les fera à force d’essais et d’erreurs. Dans la mesure du possible et dans des conditions raisonnables, il faut le laisser expérimenter: c’est ainsi qu’il deviendra un bon apprenant.

Donner à l’école toutes les informations pertinentes

Avisez l’école de toute particularité au sujet de votre enfant, qu’elle soit personnelle, physique ou psychologique. Par exemple, certains parents ont peur de faire savoir à la direction de l’école ainsi qu’aux enseignants que leur enfant a été évalué par un spécialiste et que des mesures particulières ont été recommandées. Toutes ces informations (qui seront traitées de façon confidentielle) sont essentielles afin de pouvoir offrir le meilleur suivi possible. Il est primordial de les transmettre dès le début de l’année ou lorsqu’une situation particulière survient.

Poser des questions aux enseignants

N’hésitez pas à demander de l’aide ou des conseils aux enseignant(e)s de votre enfant, qui sont les personnes ressources les mieux placées pour vous écouter et vous outiller adéquatement.

Lui démontrer de l’intérêt

Posez des questions à votre enfant au retour de l’école. Prenez le temps de l’écouter et de lui montrer que vous portez attention à ce qu’il fait et ce qu’il vit. Votre intérêt est très précieux pour lui.

Lors de sa rentrée au secondaire, votre enfant devra s’adapter à des situations variées, à un plus grand nombre d’élèves et d’enseignants ainsi qu’à des exigences nouvelles. Lui apprendre à être proactif, à chercher des solutions par lui-même et à devenir débrouillard est essentiel: ces qualités lui permettront de devenir un élève autonome et responsable.

Présenté par la CSDN

Pour un jeune, passer du primaire au secondaire comporte son lot d’inquiétudes : oublier le code de son cadenas, se faire de nouveaux amis, avoir plusieurs enseignants, côtoyer un plus grand nombre d’élèves, ne pas trouver son local, avoir plus de devoirs, etc.

10 trucs simples et concrets pour faciliter la transition :

1. Acheter un cadenas durant l’été et se pratiquer à le débarrer;

2. Aller visiter l’école et découvrir où se situent les toilettes, les gymnases, les vestiaires et les classes (si possible faire le trajet de la première journée);

3. Montrer comment utiliser un agenda et inscrire les différents cours selon les périodes scolaires;

4. Utiliser un code de couleurs pour chaque matière scolaire (ex math = vert);

5. Déterminer le lieu d’étude, l’heure et le matériel nécessaire (avoir en double une calculatrice, une règle, un dictionnaire, des feuilles lignées…);

6. S’assurer que le sac d’école est prêt la veille et près de la porte (Dans la course du matin, il s’agit d’un facteur de stress de moins);

7. Porter une attention particulière aux cartables des enfants (si c’est pêle-mêle, c’est certain que les devoirs et travaux se perdront);

8. Acheter de petites tablettes pour mettre dans le casier et obtenir plus de rangement;

9. S’intéresser à ce qu’il fait, ses loisirs, ses préoccupations, ses idées;

10. L’écouter, tout simplement!

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PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Certains enfants sont aux prises avec une anxiété qui peut rendre ces premiers jours d’école difficiles pour toute la famille.

Pendant que de nombreux enfants vivent un stress « normal » de la rentrée, d’autres sont aux prises avec une anxiété qui peut rendre ces premiers jours d’école difficiles pour toute la famille.

Nadielle KutluNADIELLE KUTLU, COLLABORATION SPÉCIALE

Craindre de ne pas savoir bien écrire ou de ne pas se faire d’amis, avoir peur du regard des autres élèves ou d’attraper la gastro à l’école sont des exemples d’inquiétudes, banales aux yeux des adultes, mais qui peuvent entraîner une réelle anxiété chez des enfants. Au point où ils refuseront d’aller à l’école. Sans oublier les symptômes physiques comme des maux de ventre, des vomissements ou des crises qui peuvent accompagner cette phobie scolaire. Manipulation ? Caprice ? Loin de là, clament les experts.

« C’est une problématique peu fréquente, mais on en voit dans les écoles. Le refus scolaire peut aussi arriver en cours d’année », souligne Marie-Hélène Vaillancourt, psychologue à la commission scolaire des Patriotes.

Si le stress est une réponse normale à une situation, « l’anxiété, c’est vraiment une inquiétude excessive. Un sentiment de peur qui nous amène à des comportements d’évitement. C’est le cas quand les enfants ne veulent pas aller à l’école. Ils veulent éviter la situation parce qu’ils sont trop inquiets », explique la psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Christine Grou. On est dans une « disproportion entre l’intensité et la fréquence des inquiétudes et la problématique réelle », poursuit-elle. Plus la réaction de l’enfant est intense et fréquente, plus cela démontre un problème.

Ce n’est pas normal qu’un enfant ait toujours mal au ventre avant d’arriver à l’école.

Marie-Hélène Vaillancourt

Anticiper des scénarios « catastrophes »

L’enfant peut manifester deux types d’inquiétude : une inquiétude réelle, comme celle de se faire de nouveaux amis à la suite d’un changement d’école. Ou une inquiétude pour des problèmes inexistants, mais qui peuvent potentiellement arriver. Par exemple, « si j’attrape des microbes et que je tombe malade » ou « si j’ai des moins bonnes notes cette année ». En début d’année, c’est plutôt cette deuxième peur qui se manifeste.

La Dre Grou ajoute qu’un enfant anxieux devant une situation réagira de trois façons : il voudra éviter la situation, réagira physiquement (maux de tête, de cœur, de ventre) ou aura des difficultés émotionnelles ou comportementales.

Que faire si son enfant est en crise avant d’aller à l’école ? « L’enfant qui est en crise est en détresse. Il ne faut pas que le parent ajoute de la détresse par-dessus en le chicanant », souligne Christine Grou. « Et il ne faut surtout pas minimiser les symptômes physiques, ils sont bien réels », insiste Marie-Hélène Vaillancourt. On essaie donc de le calmer du mieux qu’on peut.

L’entrée au préscolaire, en première année ou en première secondaire est une période de transition qui est généralement plus anxiogène.

Trucs pour apaiser un enfant anxieux

Les sources d’anxiété chez les enfants sont multiples. S’il n’existe pas de formules magiques, quelques astuces peuvent aider l’enfant. Mais n’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé.

Éviter de garder l’enfant à la maison

Devant une anxiété et un refus d’aller à l’école, « c’est normal que les parents soient en détresse. Et c’est normal de vouloir protéger notre enfant et de le garder à la maison. Il va mieux à la maison, donc c’est rassurant », observe Marie-Hélène Vaillancourt. Mais mieux vaut le rassurer à l’école, en travaillant en équipe avec l’établissement. « La pire chose à faire, c’est de l’évitement », ajoute Mme Grou. Car c’est comme si on donnait raison à l’enfant d’être si inquiet à l’école.

Communiquer
On peut aider l’enfant à verbaliser ses craintes. Quand il n’est pas en pleurs, on peut lui demander ce qui lui fait peur. À travers ses réponses, on peut imaginer avec lui le pire scénario qui pourrait arriver et trouver des solutions rassurantes.

Après l’école
Un enfant anxieux a besoin de la présence de son parent après l’école. On peut l’encourager à raconter sa journée et lui demander ce qui lui ferait plaisir après les classes : jouer au parc, manger un cornet de crème glacée, etc.

Rencontrer le professeur
Dès le début de l’année, on n’hésite pas à demander de rencontrer le professeur. On privilégie une rencontre individuelle plutôt qu’une communication par courriel. La clé : créer une alliance avec l’enseignant.

Ne pas surcharger

Il faut se rappeler que l’enfant doit avoir des moments de plaisir et de détente tous les jours, souligne Mme Grou, sinon, « c’est sûr qu’il deviendra anxieux et stressé ».

Doser les activités parascolaires
Les activités parascolaires nuisent-elles à un enfant anxieux ou l’aident-elles ? « Les deux ! », répond Christine Grou. « Ça va aider si l’activité est une source de valorisation. Par exemple, un enfant qui a de la difficulté d’apprentissage à l’école, mais qui est un champion de sport, on ne va pas lui enlever son sport, parce que c’est extrêmement important qu’il garde cette source de valorisation. Les activités parascolaires peuvent amener de l’anxiété si c’est une surcharge. » Elle rappelle que la priorité pour un enfant, c’est de bien manger, bien dormir, se détendre et aller à l’école.

Être disponible pour son ado
En ce qui concerne les plus vieux, on peut leur demander de nous appeler sur l’heure du midi pour prendre le pouls de leur journée. Ils nous envoient promener ? Pas de panique ! « Il ne faut pas se laisser impressionner. Ce n’est pas important que l’ado réagisse comme ça, ce qui est important, c’est qu’il sente que le parent souhaite savoir ce qui se passe dans sa vie. »

  • Plusieurs écoles secondaires organisent des journées de visite et de contact avec le personnel scolaire vers la fin de l’année scolaire. Informez-vous des horaires de ces journées « portes ouvertes » et participez-y.
  • Plusieurs écoles secondaires offrent la possibilité aux élèves de bénéficier de projets pédagogiques particuliers (multisports, théâtre, langues, sciences, volet international, etc.). Informez-vous à ce propos auprès des directions d’écoles situées dans votre région. Toutes les écoles secondaires ont un projet éducatif qui leur est propre et l’ensemble de ces institutions doit développer un plan de réussite.
  • Visitez les sites Internet, blogues, Facebook des écoles qui vous intéressent et intéressent votre enfant. Ils regorgent de renseignements utiles pour faciliter la transition primaire-secondaire de votre jeune.

Inspiré du document : Les transitions à l’école : Croyances, faits et ressources, de l’Université de Sherbrooke.

La rentrée scolaire n’est vieille que de quelques semaines et vous avez choisi d’inscrire votre enfant dans une école privée ou spécialisée, l’an prochain. Or, ce dernier doit généralement se soumettre à un examen d’admission qui, s’il est réussi, lui permettra de fréquenter l’établissement. Comment le préparer à franchir cette étape?Dans un premier temps, il vous faut déterminer quelle sera la meilleure école pour votre enfant. Il existe bien un palmarès des écoles publié chaque année, mais les meilleures ne sont pas nécessairement adaptées aux connaissances acquises par votre rejeton, ni à ses aptitudes.

Les écoles

Au Québec, il existe 190 établissements d’enseignement privé. Ils se regroupent en diverses catégories :

  • Préscolaire 4 ans;
  • Préscolaire 5 ans;
  • primaire;
  • secondaire;
  • secondaire professionnel;
  • post-secondaire (collèges)
  • formations adaptées.

Certaines offrent même la résidence scolaire. Elles combinent donc l’éducation, un hébergement chaleureux et familial, de même que des activités qui stimulent l’apprentissage.

Vous en trouverez la liste en visitant la Fédération des établissements d’enseignement privés.

D’autres types

Sports-études

Votre enfant excelle dans une discipline sportive? Il existe également des écoles, dites de sport-études. Au Québec, les parents trouvent plus de 450 programmes qui vont du hockey au golf, en passant par la nage synchronisée et le taekwondo.

Spécialisées en arts

Vous trouverez également des établissements spécialisés en arts (musique, danse, cinéma), en pêcheries, en navigation, en camionnage, en administration publique… Bref, il y en a pour tous les goûts, ou presque.

Programme international

Des écoles offrent aussi un programme international. Et elles sont plus nombreuses qu’on le croit généralement. Privées ou publiques, elles s’adressent aux élèves de trois à 19 ans et se regroupent comme suit :

  • 35 établissements de niveau primaire;
  • 100 de niveau secondaire;
  • 6 de niveau collégial.

Faire son choix

Le choix d’une école privée, d’un programme sport-études, voire d’une école spécialisée (si votre enfant éprouve des difficultés d’apprentissage) relève, dans un premier temps, de vos besoins, des habiletés et des facilités d’apprendre de votre enfant, de même que de vos moyens financiers.

Même si ces écoles reçoivent généralement des subsides gouvernementaux importants, les parents des élèves qui les fréquentent doivent aussi délier les cordons de leurs bourses.

Évaluez les aptitudes de votre enfant. Il ne sert à rien d’inscrire votre rejeton au conservatoire s’il chante faux ou s’il ne maîtrise pas un instrument de musique.

Dans le même ordre d’idée, inscrire sa progéniture à un programme de nage synchronisée est inutile si l’enfant ne sait pas nager.

À vous de déterminer les aptitudes de votre descendance et votre capacité de payer.

Plusieurs établissements tiennent également des journées « portes ouvertes ». Vous aurez alors l’occasion d’évaluer, de visu, les services offerts et les lieux d’enseignement.

Préparer l’examen d’entrée

Même si l’admission dans une école privée ou spécialisée est plus ou moins conditionnelle aux résultats académiques de l’enfant ou de l’adolescent (surtout depuis la mise en place des nouveaux bulletins académiques), plusieurs établissements misent sur un examen d’entrée pour sélectionner leurs futurs élèves.

Les grandes lignes

En général, ces examens portent sur les éléments suivants :

  • la connaissance du français;
  • les connaissances en mathématiques;
  • la culture générale;
  • les habiletés logiques.

Donc, pour le préparer à l’examen, il faut revoir ces matières de base, de même que le niveau de connaissances générales de l’enfant. Ici, les « colles » sont exclues : les établissements veulent uniquement évaluer les connaissances de l’enfant.

Les outils

Il existe toutefois des outils qui faciliteront la tâche des parents.

Parmi ceux-ci, notez :

  • cinq livres parus aux Éditions Marcel Didier ou consultez son site Internet
  • des entreprises qui, en échange d’une contribution financière, préparent l’élève à subir cet examen.

Une remise en question

La pertinence des examens d’entrée est toutefois remise en question, justement en raison du haut niveau de préparation. Pour certains, ces préparatifs :

  • dénaturent le processus d’évaluation spontanée;
  • contribuent à hausser le niveau de stress chez le candidat.

Le documentaire, Les enfants du palmarès, des productions Virage, s’interroge d’ailleurs sur ce phénomène. Les écoles privées, c’est connu, regroupent principalement les élèves les plus performants. Or, la réalisatrice Marie-Josée Cardinal a identifié des impacts et des conséquences de cette sélection sur les enfants : stress, tensions, sentiment d’échec, désir de performance.

Certains établissements se sont donc tournés vers des tests de classement qui évaluent les connaissances de l’enfant, une fois accepté à l’école. Ces derniers permettent notamment d’évaluer les lacunes de l’élève.

Dans l’attente des résultats

L’élève vient de remettre son examen d’entrée. Il ne lui reste, ainsi qu’à ses parents, qu’à attendre les résultats.

Le courrier, généralement, leur apportera la réponse attendue. Parfois, vous recevrez un appel pour vous annoncer la bonne… ou la mauvaise nouvelle.

La durée d’attente varie d’un établissement à l’autre.

Toutefois, au cours de cette période, élèves et parents doivent s’attendre à vivre :

  • une période d’anxiété (ai-je réussi ou non?);
  • de l’incertitude (me suis-je trompé sur une (des) question(s)?);
  • de l’isolement (l’élève demeure à la maison au lieu de faire du sport avec ses amis);
  • du stress, tant lors de la préparation qu’une fois l’examen complété;
  • de la déception (il est possible que votre enfant préfère fréquenter l’école publique, avec ses amis).

Que voilà un poids important pour de si petites épaules… Et la famille n’a pas encore reçu les résultats!

Les résultats

Voilà, l’enveloppe tant attendue est arrivée. Il ne reste qu’à l’ouvrir et à dévoiler les résultats. Certains ne peuvent attendre, d’autres appréhendent ce moment. Pour l’élève et les parents, l’anxiété est à son comble. Reçu ou pas? Comment réagir?

La réussite

Si votre enfant est reçu, c’est évidemment l’euphorie. Tous se félicitent. Les parents sont heureux. Mais il se peut que l’enfant…

  • éprouve une déception face à la possibilité de perdre ses amis;
  • subisse l’angoisse de la performance au sein de l’établissement, avant même d’y mettre les pieds.

L’échec

Si la candidature de l’élève est rejetée, les impacts peuvent se traduire par :

  • un sentiment d’échec;
  • de l’angoisse;
  • une dépression;
  • une baisse de l’estime de soi;
  • une pression additionnelle (certains parents peuvent obliger l’enfant à passer quatre ou cinq examens avant d’être reçu).

Relativisez

Un échec, quel qu’il soit, sert souvent de tremplin vers une réussite encore plus importante. Si votre enfant échoue l’examen d’admission ? il ne sera pas le seul ? soutenez-le du mieux que vous pouvez. Il est inutile de le pousser à performer au-delà de ses capacités.

Vous avez choisi l’école privée pour votre enfant. Évitez de mettre de la pression sur ses épaules, il en a déjà assez. Misez plutôt sur l’accompagnement, relativisez vos attentes et fixez-vous, ensemble, des objectifs réalistes. Après tout, votre enfant performera à la hauteur de ses capacités, et, sous la pression, il risque d’obtenir des résultats inférieurs à ceux dont il est capable.

Henri Michaud, rédacteur Canal Vie

Sur le web

Le secondaire c’est ma place
Voici enfin un site Internet convivial, simple et concret qui répondra aux questions des enfants et des parents.

Les transitions à l’école : croyances, faits et ressources
Ce dépliant vous présente rapidement comment un parent peut aider son enfant à vivre la transition primaire-secondaire de façon on positive.

Fais le grand saut!
Ce guide est destiné à votre enfant… mais comme le passage au secondaire est une étape vécue par toute la famille, quelques notes utiles vous sont proposées ! Pourquoi ne pas utiliser ce guide pour ouvrir le dialogue avec votre jeune ?

Guide pour soutenir une transition scolaire de qualité vers le secondaire

Présentation du MELS.
Télécharger le Guide

Transition primaire -secondaire

Information répertoriée dans la bibliothèque virtuelle du RIRE (CTREQ)
Visiter la page

Étude sur la transition, l’adaptation et la persévérance à l’école (ÉTAPE, Université Laval)

Les parents et les professionnels de l’éducation pourront consulter les résultats de l’ÉTAPE sur le site du projet de recherche dans la section « Bilan des résultats ».
Aller au site de l’ÉTAPE

Organismes d’aide

Certains organismes offrent de l’aide aux parents qui désirent aider leur enfant ainsi qu’aux élèves qui cherchent des ressources de soutien à l’apprentissage :

Découverte – Le stress et les enfants

Émission diffusée en 2009-2010 à Radio-Canada consacrée au stress ressenti par les jeunes, notamment lors du passage primaire-secondaire. (Visionner)

Transition primaire-secondaire

Monsieur Alain Bélanger, directeur de l’École secondaire des Grandes-Marées, parle de ce qui se fait à son école pour favoriser la transition primaire-secondaire. (Visionner)

Les transitions à l’école : croyances, faits et ressources

Qu’est-ce qu’un parent peut faire pour faciliter le passage primaire-secondaire de son enfant?
Dépliant produit par des professeurs et professeures de l’Université de Sherbrooke qui s’adresse spécifiquement aux parents dont les enfants s’apprêtent à vivre une transition scolaire. (Télécharger)

Au secondaire, le parents peut-il avoir un contact personnalisé avec les enseignants, la direction, le personnel?

  • Oui, en tout temps. Peu importe sa taille, l’école s’assure que les parents puissent communiquer aisément avec les enseignants, la direction et les personnes-ressources de l’école. Certaines règles de confidentialité existent toutefois dès que l’élève a plus de 14 ans et fait appel au service de certains professionnels (psychoéducation, orientation, psychologie. etc.)
  • L’école s’engage à offrir aux parents une variété de mesures leur permettant de suivre de près la vie scolaire de leur enfant : réunions de parents, outils de suivi rigoureux (agenda, passeport, feuille de planification), contrôle des absences, etc.
  • L’utilisation d’un portail permet au parent d’avoir accès au dossier de son enfant est de plus en plus priorisée dans les écoles.

Les absences sont-elles contrôlées à l’école secondaire?

  • Chaque école secondaire est dotée d’un système qui permet de contrôler les absences et d’en informer les parents.

Comment l’encadrement est-il assuré?

  • Un enseignant responsable (tuteur, titulaire, responsable d’encadrement) assure le lien entre les parents, le personnel de l’école et l’élève. Il connaît bien l’élève, suit de près son cheminement et se soucie de son bien-être et de sa réussite.
  • Outre la présence de l’enseignant responsable, une équipe d’intervenants multidisciplinaires assiste l’élève dans son cheminement et se préoccupe de son développement intégral. S’il éprouve des difficultés, l’école en informera ses parents et les invitera à collaborer avec l’équipe-école pour lui venir en aide.

Mon enfant pourrait-il se voir offrir de la drogue, voler des objets, intimider?

  • La grande majorité des écoles secondaires sont des milieux sécuritaires et encadrés.
  • La violence, la drogue, l’intimidation, les gangs et le taxage n’y sont pas plus présents que dans d’autres milieux.
  • Les cas problèmes sont l’exception. La surveillance est étroite, et les interventions sont rapides lorsque la situation l’exige.

Les élèves côtoient-ils plusieurs enseignants, changent-ils souvent de locaux?

  • Chaque discipline est enseignée par un spécialiste. Cependant, les enseignants travaillent en concertation pour favoriser la réussite des élèves.
  • Les changements de locaux sont plus fréquents qu’au primaire, puisqu’il existe des locaux spécialisés tels que laboratoires, salle de musique, gymnase, etc. Les élèves s’adaptent très bien à ces nouveautés, qui favorisent le développement de leur autonomie.

Quel est l’horaire type d’une journée à l’école secondaire?

  • L’horaire varie d’une école à l’autre. La plage des entrées se situe entre 7 h 30 et 9 h; la plage des sorties s’échelonne de 14 h 30 à 16 h, selon l’heure de l’entrée.
  • Vous pouvez contacter l’école secondaire de votre région pour connaître les heures exactes.
  • La journée de classe est répartie en 4 ou 5 périodes variant de 60 à 75 minutes chacune, sur un cycle de 9 ou 10 jours.

L’engagement des parents est-il moins important au secondaire?

  • Au contraire, il s’agit d’un facteur de réussite déterminant. Même s’il devient de plus en plus autonome, le jeune adolescent a besoin de l’encouragement et du soutien de ses parents pendant toutes ses études secondaires.
  • Votre appui est un gage de réussite important.

Est-il plus difficile de réussir au secondaire?

  • Plus on avance dans les études, plus les exigences sont grandes. Mais les exigences sont adaptées à l’évolution des élèves.
  • Au secondaire, les élèves bénéficient de services pour les aider à s’organiser. De plus, les écoles secondaires mettent en place différentes mesures pour favoriser leur réussite. Les exemples sont nombreux : suivi personnalisé, aide aux devoirs, récupération et reprises d’examens, mesures d’appui pédagogique, pairs aidants (des plus vieux qui aident les plus jeunes), cours de rattrapage et service d’orientation scolaire.
  • Le soutien des parents s’avère aussi essentiel.

Les élèves ayant des troubles de comportement sont-ils intégrés dans les classes ordinaires?

  • Tout comme au primaire, certains élèves ayant des troubles de comportement sont intégrés dans les classes régulières.
  • Ces élèves bénéficient toutefois de services particuliers d’accompagnement et de soutien.

Source : Site Internet de la CSMV

SOURCE Réseau des Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec