Le développement identitaire en 5e secondaire

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Le développement identitaire en 5e secondaire 2018-03-30T15:34:03+00:00

En cinquième secondaire, les jeunes se connaissent généralement un peu mieux. Ils savent un peu plus ce qu’ils aiment et surtout ce qu’ils n’aiment pas, ils ont un peu plus d’expérience de travail (ce qui est souhaitable) et sont en mesure de distinguer davantage les traits de personnalité, habiletés et valeurs qui leur sont propres.

Pour d’autres cependant, il est possible que le processus soit plus ardu. Ce n’est pas chose facile pour tous les jeunes de faire ce genre d’introspection. Aussi, il est très important de demander la collaboration d’un conseiller d’orientation.

Pour les aider à cheminer dans leur processus de connaissance de soi, vous pouvez les aider à réfléchir à certains éléments.

  • Identifier, avec votre jeune, ce qui a évolué chez lui (habitudes de travail, goûts, connaissances et comportements professionnels) depuis le début de ses études secondaires.
  • Refaire ensemble un bilan plus précis de ses traits de personnalité, ses habiletés, ses valeurs et ses intérêts professionnels (utiliser les guides à cet effet disponibles dans la section « Outils et liens »).
  • Discuter de ses futurs choix professionnels en partant des intérêts qui lui sont chers (musique, sport, sciences, etc.).
  • L’encourager à consulter un conseiller d’orientation.

Reportez-vous à la section « L’orientation de mon jeune » pour d’autres trucs et astuces.

Le « monde scolaire » va bientôt changer de façon importante pour votre jeune et il commence peut-être à le ressentir et à démontrer de l’intérêt et/ou de l’inquiétude à ce sujet. Que votre jeune choisisse la formation professionnelle ou la formation collégiale, les changements à venir sont importants et il est souhaitable de bien l’y préparer.

Quelques trucs pour l’aider…

  • Examiner en profondeur les objectifs et les contenus des programmes de formation générale et professionnelle qui l’intéressent davantage et comparer les plus désirables.
  • Se documenter d’une manière détaillée sur des collèges et des universités (programmes d’études, services offerts, sports, implication sociale, etc.).
  • Se représenter le nouveau mode de vie qu’est celui du collège (horaire, besoin d’un appartement ou non, modes de transport, etc.).
Voici maintenant venu le temps d’approfondir le monde du marché du travail. Votre jeune est en mesure de mieux en comprendre la structure et il est important, pour faciliter son processus décisionnel, qu’il collabore et s’implique dans la démarche.

Sans faire en sorte que ce soit ennuyeux pour votre jeune, vous pouvez rendre l’expérience intéressante en l’accompagnant dans ses recherches. Que ce soit en naviguant sur Internet, en visitant des entreprises, en lui proposant des stages, cette expérience doit demeurer agréable pour tous.

Quelques exemples de ce que peut faire votre jeune à cette étape :

  • Argumenter sur ce qui lui conviendrait le mieux pour sa carrière et exprimer une opinion personnelle sur sa conception de la relation carrière-famille.
  • Formuler des questions et interroger des représentants d’organisations et d’entreprises de différents secteurs du marché du travail.
  • Se documenter d’une façon détaillée sur la ou les professions envisagées et la ou les façons d’y accéder.
  • Nommer des secteurs d’emplois qui l’intéressent.

Votre jeune doit maintenant prendre une décision importante qui aura des conséquences importantes sur son avenir. Rappelez-vous cependant : aucun choix n’est définitif! Il est toutefois important de bien préparer votre jeune dans ce processus décisionnel. Le conseiller d’orientation occupe une place très importante à cette étape de la vie du jeune.

À cette étape, il est approprié pour un jeune d’être en mesure de :

  • identifier les étapes à franchir pour se préparer et entrer sur le marché du travail;
  • comparer avec ses critères personnels les professions et les formations les plus appropriées;
  • mesurer ses chances d’être admis dans le collège souhaité (certains services régionaux d’admission, comme le SRACQ, permettent de faire une prévision d’admission);
  • mesurer l’impact de certaines contraintes (notes, distance, coût, etc.) sur ses projets de formation et/ou d’emploi;
  • faire le bilan de son rendement dans les diverses disciplines scolaires en regard des exigences d’entrée dans des formations qui l’intéressent (programmes contingentés);
  • hiérarchiser par ordre de priorité ses projets qui ont le plus de chance de se réaliser;
  • formuler, avec l’aide du conseiller d’orientation, d’autres choix professionnels dans l’éventualité d’un refus (plan A, plan B);
  • spécifier, dans la mesure du possible, une préférence professionnelle.

Inspiré des écrits de Madame Marcelle Gingras, conseillère d’orientation, et professeure retraitée de l’Université de Sherbrooke.