L’école en reprise graduelle

Le plan de déconfinement du gouvernement Legault prévoit que les écoles primaires et les garderies rouvriront leurs portes le 11 mai dans les régions du Québec et à la rentrée de septembre pour les établissements de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

  • La fréquentation de l’école ne sera pas obligatoire d’ici la fin de l’année scolaire.
  • Les jeunes qui éprouvent des difficultés scolaires sont fortement encouragés à retourner sur les bancs d’école.
  • Les familles qui ont des jeunes ou des parents avec une santé physique considérée à risque ne doivent pas retourner les enfants à l’école.
  • Des groupes de 15 enfants maximum seront à privilégier.
  • Les parents doivent aviser l’école dans un délai d’une semaine leur intention d’envoyer, ou non, leur jeune à l’école.
  • Les autobus scolaires seront équipés d’équipement protecteur pour les chauffeurs d’autobus.
  • Prêt de matériel numérique et accès à Internet aux élèves qui en ont besoin.

Pour les élèves qui resteront à la maison, un soutien de l’école est recommandé par le ministère de l’Éducation et plusieurs ressources permettant aux élèves de continuer à apprendre sur une base volontaire, autonome et ludique, selon leur niveau scolaire, sont présentées sur le site Écoleouverte.ca. Selon la situation de chaque élève, il est fort probable que le soutien d’un parent soit nécessaire.

Les mesures additionnelles suivantes seront mises en place : Cancel

  • Soutien pédagogique additionnel offert aux élèves du primaire et du secondaire, notamment à ceux qui poursuivent leurs apprentissages à distance.
  • Encadrement pédagogique bonifié.
  • Prêt de matériel numérique et accès à Internet aux élèves qui en ont besoin.
  • Alloprof : Les jeunes et leurs parents peuvent compter sur l’accompagnement de l’organisme Alloprof qui offre gratuitement de l’aide aux devoirs et aux leçons.
  • Alloprof Parents : Alloprof Parents offre des services et des ressources pratiques pour outiller, rassurer et guider gratuitement les parents d’enfants âgés de 6 à 17 ans.

Concernant les élèves vulnérables, le soutien et l’aide apportés sont très importants. Le ministère de l’Éducation a d’ailleurs encouragé ces élèves à retourner à l’école le 11 mai. Les enseignants et le personnel de l’équipe-école ont pour recommandation de soutenir les élèves qui pourraient avoir des retards ou des difficultés d’apprentissage.

Des ajustements seront effectués par les écoles pour les élèves qui présentaient des difficultés d’apprentissage avant la fermeture des écoles et pour ceux dont les apprentissages ont été particulièrement affectés par la fermeture. Des plans de travail seront proposés et d’autres interventions seront mises en œuvre selon la situation de l’élève (soutien téléphonique ou virtuel par l’enseignant ou par du personnel professionnel ou de soutien). Le niveau d’intervention sera ajusté selon la situation de chaque élève concerné.

Élèves vulnérables

  • Encouragement à effectuer un retour en classe pour pouvoir bénéficier d’un soutien pédagogique optimal.
  • Soutien pédagogique et professionnel offert aux élèves qui poursuivent leurs apprentissages à distance (ex. : transmission d’un plan de travail hebdomadaire)

À la suite de l’annonce de la réouverture des écoles préscolaires et primaires, les équipes-écoles disposent de plusieurs jours pour préparer le retour en classe des élèves. Il revient à chaque milieu scolaire de déterminer les modalités à mettre en place et d’organiser les services en fonction de sa réalité et des besoins de ses élèves. La situation commande de faire preuve de souplesse et de trouver des solutions adaptées aux clientèles et aux différentes réalités scolaires.

Les directions d’école, à l’aide de leurs équipes, pourront identifier les plans d’intervention qui nécessitent une révision pour les ajuster en fonction des besoins de l’élève. Plusieurs mesures prévues au plan d’intervention peuvent être mises en œuvre, peu importe que l’élève retourne à l’école ou qu’il apprenne à distance.

Visitez cette partie de notre site sur le plan d’intervention pour obtenir plus d’information.

Une publication du ministère de la Santé et des Services sociaux précise que, comme les adultes, les enfants peuvent vivre des inquiétudes dans un contexte de pandémie, c’est-à-dire lorsqu’une maladie se propage à l’échelle mondiale. Le fait qu’ils ne comprennent pas toujours l’information qui circule ou qu’ils l’interprètent selon leur niveau de développement peut leur faire vivre du stress et provoquer chez eux diverses réactions.

Que faire comme parent?

  • S’il dit qu’il a peur, ne vous moquez pas de lui. Dites-lui que c’est normal d’avoir peur et que ça vous arrive aussi.
  • Informez-le dans des termes simples : « Le coronavirus, c’est une grosse grippe ; une pandémie, c’est quand il y a plusieurs personnes qui peuvent l’attraper en même temps dans plusieurs pays. »
  • Dites-lui qu’il existe des mesures d’hygiène très simples pour se protéger : se laver les mains souvent, tousser dans le pli du coude, etc. Enseignez-lui ces mesures.
  • Rassurez-le, dites-lui que vous êtes là pour lui, que vous ferez tout pour le protéger.
  • Expliquez-lui que plusieurs personnes travaillent très fort pour assurer la sécurité de la population et citez des exemples : le gouvernement, les médecins, les chercheurs, etc.

Quand est-il nécessaire de chercher de l’aide?

Malgré toutes vos tentatives auprès de votre enfant pour le réconforter et le rassurer, si vous ne remarquez aucune amélioration ou si vous constatez que les réactions négatives persistent ou s’intensifient, n’hésitez pas à consulter les ressources identifiées ci-après :

  • Ligne d’information générale de la COVID-19 : 1 877 644-4545
  • Centre intégré (universitaire) de santé et de services sociaux de votre localité
  • Service de consultation téléphonique psychosociale Info-Social 811
  • Ligne d’information du gouvernement du Canada destinée à la population sur la COVID-19 : 1-833-784-4397

Source : Mon enfant est inquiet en raison de la pandémie. Comment le soutenir ? Publication du MSSS

Conseils de l’Ordre des psychologues du Québec

  • Maintenir une routine où des moments précis sont dévolus chaque jour aux apprentissages scolaires.
  • Pour y arriver, il peut être utile de répartir la journée en blocs : par exemple, le matin, l’après-midi et le soir. De plus, il est possible d’utiliser des supports visuels, tels un agenda ou un calendrier, que l’on place dans un endroit visible (sur le frigo) et où les moments dévolus aux apprentissages sont clairement indiqués.
  • Dans la routine quotidienne, toujours inclure des activités scolaires (lire, écrire), mais aussi des activités récréatives (dessiner, bricoler, chanter) et sportives (danser, sauter).
  • De cette façon, il est possible d’alterner entre les apprentissages et les activités amusantes et stimulantes, comme jouer à des jeux. Ne pas oublier de prendre régulièrement une bouffée d’air frais… en famille !
  • Offrir des encouragements à votre enfant lorsqu’il répond à vos attentes. Cela peut être des félicitations, des privilèges quant à des activités désirées, et non seulement des récompenses matérielles ou monétaires.

Source : Conseils aux parents en période de confinement, Ordre des psychologues du Québec

Le ministère de l’Éducation a annoncé que les élèves du préscolaire, du primaire, du secondaire, et ce, dans les établissements publics comme privés, n’auront pas à reprendre l’année scolaire actuelle. Le passage des élèves au niveau suivant sera basé sur le jugement professionnel de l’enseignant de l’élève en fonction des deux premiers bulletins et des apprentissages faits pendant la troisième étapes.

Les élèves de 6e année peuvent ressentir de l’anxiété en lien avec leur future entrée dans une école secondaire. Cette réaction est normale et possiblement amplifiée compte tenu de la situation actuelle. La plupart des admissions ont heureusement été faites et l’élève connaît sans doute déjà le nom de l’école secondaire dans laquelle il est inscrit.

Souplesse de la part des écoles

Les directions et membres des équipes-écoles sont conscients qu’il ne s’agit pas d’une situation habituelle et que les élèves n’auront sans doute pas tous les mêmes acquis à leur arrivée à l’école. Des ajustements seront inévitables et les directives des instances ministérielles seront émises pour qu’aucun élève ne soit pénalisé par la crise actuelle.

Pour plus de renseignements sur la transition primaire-secondaire, visitez la section de notre site qui informe les parents et les jeunes sur le sujet et présente des outils et des conseils pertinents.