À lire ou à écouter et regarder

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À lire ou à écouter et regarder 2018-10-22T08:09:47+00:00

Capsules à découvrir et partager

Alloprof Parents propose déjà une vingtaine de vidéos développées avec des experts partageant trucs et astuces pratiques pour parents. Des outils utiles et accessibles qui méritent d’être mieux connus des parents et des intervenants qui travaillent à les soutenir. En voici quelques exemples :

Voir toutes les vidéos et s’abonner à la chaine YouTube.

Sortir de l’indécision

Isabelle Falardeau (Parution 2007, Septembre éditeur)
Le livre d’Isabelle Falardeau, « Sortir de l’indécision », s‘adresse à un large public : aux indécis et à leur entourage déconcerté ainsi qu’à toute personne désireuse d’améliorer son efficacité face à la prise de décision et le passage à l’action. Il permet de mieux comprendre l’origine et la complexité du phénomène de l’indécision. Il offre aussi au lecteur la possibilité de situer son rapport à la prise de décision et de développer des stratégies pour y faire face dans la vie courante. À lire pour les pistes de réflexion et d’action proposées pour accompagner son jeune ou s’accompagner soi-même pour surmonter l’indécision.

S’orienter malgré l’indécision

Isabelle Falardeau et Roland Roy, (Parution 1999, Septembre éditeur)
Le livre « S’orienter malgré l’indécision » traite de l’indécision des étudiants face à leur choix vocationnel. Il répond à de nombreuses questions que se posent les parents relativement au problème de l’indécision. En référant à des typologies caractérisant les jeunes indécis et les parents et adultes qui les accompagnent dans leur démarche d’orientation, ce livre permet de mieux comprendre les réactions respectives et d’ajuster attitudes et comportement pour mieux soutenir le jeune dans son choix professionnel.

Tant d’hiver au cœur du changement

Michèle Roberge (Parution 1998, Septembre éditeur)
De nos jours, qui n’est pas régulièrement touché, voire déstabilisé, par des changements soit au travail, soit dans sa vie familiale, affective ou sociale? En les comparant au cycle des saisons, le livre « Tant d’hiver au cœur du changement » permet de mieux comprendre le processus de transition et d’en reconnaître les différentes étapes et les états d’âme qui s’y rattachent. Des pistes de réflexion y sont proposées pour habiter pleinement ce processus intérieur de transformation. À lire pour mieux vivre le changement qu’entraîne le départ des enfants de la maison.

Le défi d’orientation : Guide du parent zen

Livre publié par Marie-Sylvie Dionne, c.o.
Ce livre vise à supporter les parents dans leurs questionnements quotidiens face aux choix que les jeunes ont à faire par rapport à leur orientation ainsi qu’au rôle d’accompagnateur qu’ils ont à jouer.

350 métiers où ça bouge

Ce guide répertorie les possibilités de carrière permettant de mobiliser l’énergie sous différentes formes afin de l’investir au service de fonctions souvent hors du commun. Le guide facilite l’exploration des métiers souvent méconnus.

CURSUS – L’expérience de s’orienter à partir de soi

CYR, Marius et Yves MAURAIS. Sainte-Foy, Septembre éditeur. 1999.
Les auteurs invitent les lecteurs à faire l’exercice d’une démarche d’orientation simple et pratique. Au menu : des exercices d’autoévaluation, profils de travailleurs et plus encore.

L’orientation Mode d’emploi

Langlois, Jacques, ERPI, 2010.
Ce livre amène les lecteurs à mieux se connaître et à comprendre le contexte et les enjeux de leur orientation. Il contient tout ce que vous devriez savoir sur l’orientation, mais que vous n’avez jamais osé demander et qu’on n’a jamais pris le temps de vous expliquer.
À noter que l’objectif n’est pas de faire la promotion d’un ouvrage au profit d’un autre. Ce ne sont que des suggestions de livres qui offrent au lecteur de l’information scolaire et professionnelle et des outils pour mieux accompagner leur jeune. Il en existe plusieurs autres sur le marché. Nous vous suggérons de vous référer au service d’orientation et d’information scolaire de l’institution de votre jeune pour plus de renseignements à ce sujet.

Alloprof parents

Le lien entre réussite scolaire et capacité d’organisation et de planification n’est plus à démontrer. Certains élèves possèdent cette capacité de façon innée, alors que d’autres ont besoin d’un coup de pouce pour la développer. Au quotidien, les parents qui désirent aider leur enfant à mieux planifier et organiser peuvent déployer plusieurs stratégies.

7 trucs pour améliorer la planification et l'organisation

La capacité de planification et d’organisation permet à l’élève de mieux fonctionner à l’école et à la maison. C’est donc un bel avantage sur le chemin de la réussite scolaire. Vous croyez que votre enfant a besoin d’aide pour développer cette habileté? Voici quelques trucs pour le soutenir dans cet apprentissage!

L’importance des fonctions exécutives

Toute personne qui suit une routine finit par accomplir les gestes du quotidien de façon automatique. Mais lorsqu’une situation nouvelle ou un imprévu surgit (par exemple : l’autobus n’est pas à l’arrêt à l’heure prévue), les fonctions exécutives entrent en jeu.

Celles-ci orchestrent l’ensemble des fonctions cognitives d’une personne, telles que sa mémoire, son attention et son langage, le tout pour atteindre un but précis (par exemple : arriver à destination à temps autrement qu’en autobus). Elles incluent plusieurs habiletés, dont celles liées à la planification et à l’organisation.

Une force pour l’élève

Le jeune qui possède (ou développe) la capacité de planification et d’organisation augmente ses chances de réussir à l’école, parce que c’est ce qui lui permet :

  • d’établir des priorités
  • d’anticiper et de prévoir les différentes étapes d’une tâche
  • et d’utiliser des stratégies efficaces vers l’atteinte d’un objectif.
Grâce à une meilleure gestion du temps et du matériel, l’élève qui sait bien planifier et organiser travaille de façon plus efficace en classe et pendant ses devoirs. Il respecte plus facilement les délais pour la remise de ses travaux et arrive mieux préparé à ses examens. Les chercheurs ont également découvert que, chez les plus jeunes, cette compétence facilite notamment l’apprentissage des mathématiques.

À la maison

Considérant l’importance de savoir planifier et organiser dans la réussite scolaire, vous pourriez aider votre enfant à développer cette compétence. Pour ce faire, voici quelques exemples de ce qui est possible de mettre en place :

1- Installer un calendrier familial bien en vue à la maison sur lequel seront notés les activités parascolaires et sportives, les anniversaires et les rendez-vous importants de tous les membres de la famille.

2- Faire une liste des choses que votre enfant doit faire au cours de la journée, qui peuvent même être regroupées en catégories : matin, école, devoirs, soiréeUne fois la tâche terminée, l’enfant peut cocher ou raturer ce qu’il vient d’effectuer. Cela lui permet d’avoir un meilleur portrait de ce qui a été fait et de ce qui lui reste à faire.

3- Utiliser un chronomètre lorsque vous donnez des délais à votre enfant (par exemple, 5 minutes avant d’aller au lit ou 30 minutes pour ranger sa chambre) afin de l’amener à intégrer la notion du temps.

4- Lui montrer comment utiliser son agenda en indiquant, entre autres, tous ses devoirs et ses leçons, ses dates d’examen et de remise des travaux, en plus de déterminer à l’avance des plages horaires pour étudier et faire ses devoirs, tout en se laissant une marge de manœuvre pour les imprévus.

5- Lui enseigner des méthodes de travail, comme :

  • morceler les tâches complexes ou les devoirs plus longs en plusieurs petites parties.
  • prendre le temps de planifier chaque période de devoirs en déterminant les priorités.
  • utiliser des couleurs de cartables différentes pour chaque matière ainsi que des codes de couleur dans son agenda pour chacun des cours, les dates d’examens et les travaux à remettre.

6- L’aider à organiser son espace de travail à la maison pour faire ses devoirs, avec tout le matériel nécessaire.

7- Impliquer votre enfant dans la préparation des activités qui concernent les autres sphères de sa vie. Par exemple, si vous partez quelques jours en vacances, vous pouvez l’aider à faire sa valise en lui demandant de penser à ce qu’il aura besoin pour son séjour.

Rédaction : Amélie Cournoyer

Révision scientifique : Marie-Michèle Brossard, psychoéducatrice

Révision linguistique : Josée Tardif

RÉFÉRENCES

ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DES NEUROPSYCHOLOGUES (Page consultée le 18 octobre 2017). Les fonctions cognitives, [Page Web], https://aqnp.ca/la-neuropsychologie/les-fonctions-cognitives/#Fonctionsexecutives.

BOILY, Élisabeth (Page consultée le 18 octobre 2017). Conseils pratiques pour aider son enfant à mieux planifier, Aidersonenfant.com, [Page Web], https://aidersonenfant.com/conseils-pratiques-pour-aider-son-enfant-a-mieux-planifier/.

DUVAL, Stéphanie (Page consultée le 18 octobre 2017). Les fonctions exécutives et la réussite éducative, Parlons apprentissage, [Page Web], https://parlonsapprentissage.com/les-fonctions-executives-et-la-reussite-educative/.

Bruno Hubert  –  RIRE/CTREQ

L’adolescence est une période développementale caractérisée par des changements cognitifs, émotionnels et sociaux rapides chez les jeunes. Dès la transition du primaire au secondaire, les adolescents aspirent à une plus grande autonomie par rapport à leurs parents et laissent progressivement une place plus importante à leurs pairs.

En effet, les autres jeunes deviennent une source d’influence importante pour les adolescents. Néanmoins, les parents restent une figure de soutien significative qui a une influence sur la vie et les choix des jeunes.

Shutterstock / Sirtravelalot

Par Olivier Gaudet, candidat au doctorat en psychologie à l’UQAM et Marie-Hélène Véronneau, professeure à l’UQAM.

Dans ce contexte, la supervision et l’accompagnement que les parents offrent à leur ado dans ses nouvelles expériences sont des éléments clés pour favoriser une meilleure adaptation. Cet encadrement est appelé la supervision parentale.

Qu’est-ce que la supervision parentale ?

La supervision parentale regroupe un ensemble de comportements qui permettent aux parents de bien connaître leur adolescent et l’environnement dans lequel il évolue. Par exemple, un parent exerce de la supervision parentale lorsqu’il discute avec son adolescent pour s’informer sur les activités dans lesquelles il s’engage pendant ses temps libres, sur ses intérêts et sur les personnes qu’il côtoie. Établir des attentes claires et appliquer des règles concernant le comportement attendu de la part de son jeune fait également partie du spectre de la supervision parentale.

La supervision parentale se divise en trois principales composantes :

  • Le contrôle parentalsoit la structure imposée par le parent sur le choix des activités, des amis et des périodes de temps libre de son adolescent.
  • La sollicitation parentalequi correspond aux discussions que le parent a avec son jeune qui ont comme objectif d’obtenir de l’information sur ses activités et sur les gens qu’il fréquente lors de ses temps libres.
  • L’autorévélation réfère aux initiatives personnelles des adolescents à parler de leur vie avec leur parent, par exemple, relater leur journée et partager leurs sentiments. L’efficacité de la supervision parentale est optimisée lorsque les adolescents y contribuent volontairement en s’engageant dans des comportements d’autorévélation.

Quels sont les effets dans la vie des adolescents ?

Une étude dirigée par Marie-Hélène Véronneau, professeure à l’UQAM et coordonnatrice du Laboratoire d’études sur les parcours scolaires et les influences sociales (LÉPSIS), a examiné les effets de la supervision parentale sur les comportements d’autorévélation des adolescents et leur motivation scolaire, de la troisième à la cinquième année du secondaire.

Des comportements d’autorévélation

D’après cette étude, la sollicitation parentale a une influence significative sur les adolescents. Tout d’abord, les jeunes dont les parents exercent la sollicitation parentale lorsqu’ils sont en troisième année du secondaire auront davantage tendance à émettre des comportements d’autorévélation une fois en quatrième année du secondaire. Ce lien apparait aussi entre la quatrième et la cinquième année du secondaire.

On peut supposer que l’attitude du parent qui incite son jeune à lui parler de sa journée ou de ses activités crée un climat de confiance et de sécurité dans leur relation. Ceci incite le jeune à se confier avec moins de réticence à son parent.

Une hausse de la motivation scolaire

Par ailleurs, la sollicitation parentale en troisième année du secondaire prédit également une hausse de motivation scolaire un an plus tard. La littérature explique ce lien de la manière suivante : les parents qui émettent des comportements de sollicitation parentale contribuent à diminuer l’adoption de comportements antisociaux chez leurs jeunes ce qui leur permet ainsi de se concentrer davantage sur leurs études et être motivés par celles-ci. Autrement dit, lorsque les parents bâtissent une relation saine et de confiance avec leur jeune en s’intéressant à leur vie et en le questionnant de manière non-intrusive, leur adolescent tendrait à adopter moins de comportements contrevenant à une bonne réussite scolaire, lui permettant ainsi de mettre davantage d’énergie sur ses études.

Finalement, le contrôle parental émis en quatrième année du secondaire influence positivement la motivation scolaire des participants l’année suivante. Ce résultat suggère que la structure définie par les parents peut influencer la vision qu’ont les adolescents de l’école et leur donner le goût d’y aller et de réussir.

Une nuance s’impose!

Toutefois, il est important de nuancer ces propos. Certaines études ont démontré qu’un point optimal de sollicitation parentale semble être présent. En effet, se faire poser un trop grand nombre de questions peut être perçu par les jeunes comme intrusif et contrôlant.

Pour obtenir davantage d’information sur cette étude ou pour communiquer avec l’équipe de recherche de Marie-Hélène Véronneau, veuillez consulter le site web du laboratoire : www.lepsis.uqam.ca.

Bibliographie

  • Brown, B. B., & Larson, J. (2009). Peer relationships in adolescence. Handbook of adolescent psychology.
  • Laird, R. D., Criss, M. M., Pettit, G. S., Dodge, K. A., & Bates, J. E. (2008). Parents’ monitoring knowledge attenuates the link between antisocial friends and adolescent delinquent behavior. Journal of abnormal child psychology,36(3), 299-310.
  • Patterson, G. R., & Stouthamer-Loeber, M. (1984). The correlation of family management practices and delinquency. Child development, 1299-1307.
  • Stattin, H., & Kerr, M. (2000). Parental monitoring: A reinterpretation. Child development, 71(4), 1072-1085.
  • Valente (2010). « Social networks and health: Models, methods, and applications. » New York: Oxford.

Dernière modification : 23 octobre 2017.

Pierre Duplessis (Éditions Un monde différent)

Peuplé d’anecdotes savoureuses, parsemé d’un humour multipliant les références à la culture pop, Pierre Duplessis nous transporte dans le récit coloré de son fils autiste. Cette histoire hors de l’ordinaire est à la fois une bouée de sauvetage pour les nombreux parents d’enfants autistes voyant leur futur sombre, mais aussi un incroyable exemple de détermination pour les gens qui croient à l’impossible.

2 février 2009
Monemploi
Isabelle Falardeau, psycologue et conseillère d’orientation

Selon Isabelle Falardeau, psychologue et conseillère d’orientation, s’orienter, c’est savoir qui l’on est et où l’on veut aller. Et les parents jouent un rôle capital pour savoir qui l’on est, un rôle de miroir, en quelque sorte. Explications.

Qui, de l’école ou du parent, est surtout responsable d’accompagner le jeune dans sa démarche d’orientation?

L’école secondaire, le cégep, l’université ont un grand rôle au sujet du « où je peux aller ». Donc, amener le jeune à avoir les bons guides, à les consulter; organiser des journées « Étudiant d’un jour », « Choix de carrière »… Bref, s’assurer de l’accessibilité et de la justesse de l’information. La responsabilité du parent, c’est davantage le « qui je suis », l’estime de soi. Partant, le conseiller d’orientation, qui travaille également sur le « qui je suis », a un rôle complémentaire à celui du parent.

Quand le parent doit-il commencer à s’intéresser au choix de carrière de son enfant?

Le parent est le miroir de l’identité de son enfant. Et il peut commencer ce travail de miroir dès que l’enfant est au primaire, en disant, par exemple : « Ah! tu as l’air d’aimer ça, la biologie! Qu’est-ce qui te plaît dans ça? », en demandant au retour d’un voyage : « Qu’as-tu aimé et pas aimé? »… Je vois souvent des jeunes qui, à 18 ans, sont incapables de mettre en mots leurs forces et leurs faiblesses. Cela dit, les parents peuvent également favoriser la prise de décision en impliquant leurs enfants dans des processus décisionnels : « Eh! Gang, demain, on doit aller faire du ski, et là, on annonce -20 °C. On y va quand même ou pas? Sinon, que fait-on à la place? »

Et, à l’heure du choix d’orientation, à quoi ressemble le parent idéal?

Le parent idéal ne choisit pas, il encourage! La petite tape sur l’épaule, les « Je suis fier de toi », c’est important! Il doit, entre outre, aider le jeune à prendre conscience de qui il est en reflétant ses champs d’intérêt, ses compétences, sa personnalité. Des questions telles que « Petite, tu voulais être chanteuse. Cet intérêt est-il disparu complètement? » ou « Petit, tu souhaitais devenir vétérinaire. Pourquoi? » lui permettent de se resituer par rapport à lui-même. Et, important, il est conscient qu’il amène une perception du monde du travail à la maison. Si le parent parle contre son patron, s’il dit : « Je hais ça, travailler! Il me reste 10 ans, 3 mois, 4 jours…, le jeune, lui, pense : « Ayoye! Et moi, faut que j’embarque dans ce milieu-là! »

Qu’évite à tout prix le parent idéal?

Les pires erreurs : projeter ses désirs ou ses échecs sur son enfant; montrer de l’impatience par rapport à son indécision; trop en faire à la place du jeune.

Comment parler d’orientation avec un indécis qui refuse d’en discuter?

Un conseil pour parler d’orientation (ou de n’importe quel autre sujet) avec un jeune, c’est de le faire pendant une activité parallèle : une promenade, des achats, la vaisselle… On ne s’assoit pas face à face pour en parler, car c’est trop confrontant pour un jeune qui est anxieux. Mieux vaut aussi ne pas trop insister, quitte à revenir sporadiquement sur la question. Une bonne idée : lui offrir un guide, par exemple Choisir, en lui disant simplement : « Tiens! tu regarderas ça! »

Lucie Barriault
RIRE / CTREQ

De nos jours, des comportements d’anxiété sont fréquemment observés chez les enfants, et ce, dès l’âge de 7 ou 8 ans. Comment contrer cette pression malsaine ressentie par les petits?

Un article publié par Enfants Québec en mai-juin 2015 dresse un portrait du problème de l’anxiété de performance qui peut émerger durant l’enfance.

« Le problème, c’est que l’enfant est persuadé que le fait de réussir ou de rater une tâche donnée pourrait affecter sa valeur en tant qu’individu, ce qui entraîne un niveau de stress démesuré dans toutes les tâches qui sont notées ou qui exigent une performance. »

L’élève anxieux

L’anxiété de performance peut se manifester de plusieurs façons. Chez certains enfants, on remarque un souci exagéré de perfection, tandis que chez d’autres, des comportements d’évitement se manifestent.

Selon les propos de l’article, l’accumulation de ce stress pourrait avoir des répercussions importantes dans le quotidien de l’enfant, telles que des difficultés à dormir, un tempérament irritable ou agressif, des maux de cœur ou de ventre ou encore une inertie ou une hyperactivité inhabituelle.

Pas seulement à l’école

L’anxiété s’observe souvent sur les bancs d’école, mais elle peut aussi se développer à l’intérieur des activités extrascolaires de l’enfant, comme la pratique d’un sport ou d’une discipline artistique.

Les causes de l’anxiété de performance

Si le tempérament de l’enfant est l’un des facteurs pouvant expliquer une anxiété de performance, l’influence de l’environnement n’est pas à négliger. Les parents ou l’enseignant de l’enfant peuvent inconsciemment agir à titre de modèle de personne anxieuse ou perfectionniste. Dans d’autres cas, les attentes envers l’enfant sont tout simplement trop élevées.

Dans un même ordre d’idées, éprouver des difficultés d’apprentissage est un facteur de risque important à l’anxiété de performance pour des enfants qui, malgré des efforts louables, ne parviennent pas à atteindre les objectifs fixés.

« [Lorsque l’anxiété] est assez grande pour causer des symptômes et nuire aux activités quotidiennes du jeune, on parle alors de trouble anxieux. Il s’agit du problème de santé mentale le plus fréquent chez les enfants. Environ 10 % d’entre eux en souffrent, et dans 6 % des cas, il est suffisamment grave pour nécessiter un traitement. »

Stress et anxiété [Dossier thématique]

Comment aider l’enfant qui vit de l’anxiété?

Pour venir en aide à un jeune présentant des comportements d’anxiété certaines actions peuvent être mises de l’avant :

  • Mettre en place des routines ;
  • Apprendre à l’enfant des techniques de respiration et de relaxation ;
  • Ajuster les objectifs en fonction des capacités réelles de l’enfant ;
  • Discuter avec l’enfant de ce qu’il vit ;
  • Tenter de l’amener à modifier sa perception de l’erreur ou de l’échec ;
  • Si l’enfant évite des tâches, l’aider à planifier et organiser son travail.

Consultez l’article

Michel Moyneur
Info07.com

Pompier, avocat, soudeur, géologue. Les choix de carrières devant lesquels les élèves du secondaire se retrouvent sont pratiquement innombrables.

Sylvie de la Chevrotière, conseillère d’orientation, accompagne les ados de l’école secondaire Mont-Bleu dans leur réflexion depuis bon nombre d’années. Et contrairement à ce que certains pourraient penser, la tâche de la conseillère d’orientation se résume à beaucoup plus que de banals tests d’intérêts et d’aptitudes.

«Par la relation d’aide, on doit établir un lien significatif avec l’élève et, de cette manière-là, on va l’aider à trouver son chemin. On intervient sur son identité», explique-t-elle.

La porte de son bureau toujours ouverte, Mme de la Chevrotière accueille sur une base volontaire les élèves en quête d’information sur un programme collégial quelconque, par exemple, ou encore ceux qui voient le temps filer rapidement sans qu’ils n’aient d’idée claire vers où se diriger.

«Ce qui m’intéresse, c’est le processus. Ce que l’élève va faire à partir du moment où il commence à se questionner jusqu’au moment où il va faire son choix. C’est de l’amener du point A au point B et de faire en sorte qu’il apprenne à se connaître et qu’il connaisse le milieu dans lequel il se développe.»

«J’aime quand un élève me dit qu’il veut s’en aller là pour telle raison et qu’il est capable d’argumenter si je le confronte un peu. Qu’un doute a été dissipé.»

Savoir où chercher

Celle qui affirme sans hésitation exercer «le plus beau métier du monde» parce qu’elle aide les jeunes «à trouver leur place», avoue que l’explosion d’Internet et des nouvelles technologies a révolutionné la profession de conseiller d’orientation, sans pour autant faciliter de beaucoup la tâche des 15-16 ans indécis face à leur avenir.

«Les élèves ont accès à toutes les informations, mais ils ne savent pas comment chercher. Tout est là, mais plusieurs ne savent pas où cliquer une fois sur le site du cégep par exemple, confie Mme de la Chevrotière. C’est à nous de les aider à trouver les sites qui renferment les bons renseignements. Notre rôle (depuis la venue d’Internet) est un peu plus large et diversifié.»

Des tendances

S’il y a 10 ou 15 ans, le domaine de la programmation informatique semblait attirer un nombre important de futurs travailleurs, celui du multimédia a la cote auprès des jeunes depuis quelque années, surtout chez les garçons, fait savoir la conseillère d’orientation.

Et phénomène difficilement explicable, une profession en particulier ressort du lot chaque année. «Sans que je sache pourquoi, on dirait qu’il y a toujours une tendance. Cette année, c’est l’architecture», explique Mme de la Chevrotière, ajoutant que très peu d’élèves conservent la même idée de carrière tout au long de leur parcours secondaire jusqu’à pratiquer ce métier une fois sur le marché du travail. «Ça peut arriver dans des familles où plusieurs générations exercent le même métier par tradition, mais c’est très rare.»

Pour une meilleure structure

Mais comme tout n’est pas rose, les conseillers d’orientation pourraient offrir davantage de services aux élèves si l’État leur donnait les ressources nécessaires, estime Sylvie de la Chevrotière.

«Au moment où est arrivée l’approche orientante (2007-2008), le cours d’éducation au choix de carrière est tombé et quelques nouveaux cours sont nés. Mais je prône l’arrivée d’un programme plus structuré.»

«Si on avait deux conseillers d’orientation, ici à l’école, on pourrait mettre en place des choses qui pourraient amener l’élève à consulter le conseiller d’orientation que pour des problématiques d’indécision ou de motivation. Pas parce qu’ils ignorent où se donne un cours. Mais on y arrive quand même.»

Mireille Moisan,
conseillère d’orientation
Membre de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec

Bientôt, comme à chaque année, des centaines de jeunes de 5e secondaire de tout le Québec procèderont à leur inscription dans un établissement d’études collégiales ou professionnelles. Il s’agit là d’une étape cruciale pour ces jeunes qui affirment ce qu’ils sont en choisissant leur projet d’avenir. Et qu’en est-il pour les parents? Facile d’endosser la décision de leur jeune? Que non! Trop souvent, on oublie que, pour eux également, il s’agit d’un moment hors de l’ordinaire puisqu’ils doivent souvent composer avec des sentiments de toutes sortes en lien avec cette importante décision…

Choix de carrière du jeune : craintes des parents

Au cours de la petite enfance les parents guident et soutiennent assez aisément leur enfant à la garderie, à l’école, dans leur vie personnelle. L’enfant, bien que parfois récalcitrant, se plie la majeure partie du temps aux décisions parentales, les parents faisant figure d’autorité dans presque tous les domaines. Lorsque l’adolescence entre en jeu Ado réfléchitcependant, il devient de plus en plus difficile d’avoir une emprise sur les décisions du jeune et ceci se vérifie plus que jamais lorsque vient le temps du choix de carrière.

Départ de la maison, choix de carrière inusité, formation qui ne correspond pas aux attentes des parents, tous ces éléments et bien d’autres sont appréhendés par les parents qui veulent tout simplement le meilleur pour leur progéniture. Entrent alors en jeu des peurs bien légitimes : peur que son jeune ne trouve pas un emploi qui lui permettra de bien vivre, peur qu’il quitte le nid familial, peur qu’il fasse un « mauvais choix », peur de le « perdre »… Ces peurs provoquent de l’insécurité chez le parent et parfois même une certaine fermeture, souvent bien involontaire, envers les projets du jeune.

Pour atténuer ses craintes…

  • Se rassurer : c’est normal! D’abord, il faut savoir que ces craintes, souvent motivées par l’amour parental, sont ressenties par plusieurs parents. Ceci dit, ils n’ont pas toujours conscience que ces peurs influencent beaucoup leur façon d’accompagner ou non leur jeune dans leur processus d’orientation. Pour mieux comprendre la source de ces peurs, ils peuvent tenter d’en parler avec leur jeune, l’écouter, chercher à savoir ce qui l’attire et explorer avec lui les domaines qui l’intéressent.
  • Explorer, explorer, explorer! Accompagner son enfant dans son exploration est souvent très révélateur et rassurant pour le parent qui peut ainsi découvrir ce qui attire son jeune, apprendre à mieux le connaître, explorer des domaines parfois méconnus, se rassurer quant aux programmes et à l’institution choisie, et parfois même défaire des préjugés à l’égard de certaines formations.
  • Dédramatiser! Il est important de garder en tête que le « bon » choix ou le « mauvais » choix n’existe pas! Peu importe le programme choisi, ce sont des expériences que le jeune utilise pour apprendre à mieux se connaître. Il n’est plus vrai aujourd’hui que l’on « choisit pour la vie » puisqu’au cégep, à l’université et même au travail, les possibilités se multiplient et il faut choisir entre différentes spécialités ou perfectionnements. Cette croyance est même une grande source d’anxiété pour le jeune ET pour le parent. Les cheminements scolaires et professionnels variés sont normaux et sains pour le développement vocationnel de tout individu.
  • Se faire confiance! Il peut sembler plus facile pour certains parents de « se retirer » car ils pensent ne rien connaître à l’information scolaire et professionnelle et préfèrent laisser cela entre les mains du jeune et de son conseiller d’orientation. Toutefois, le fait de ne pas savoir peut devenir encore plus anxiogène pour le parent et même nuire à sa relation avec son jeune qui peut ressentir du désintéressement de sa part. Il existe une panoplie d’outils de toutes sortes qui permettent d’en savoir plus et favorisent des discussions très intéressantes entre le jeune et ses parents : salons de l’emploi et de la formation, Internet, livres et ouvrages reliés à l’information scolaire et professionnelle, portes-ouvertes des établissements, étudiant d’un jour, etc.

Évidemment, le conseiller d’orientation de l’école demeure une ressource importante pour accompagner le jeune et ses parents tout au long de cette belle aventure! Il ne faut pas hésiter à le consulter au besoin!

Mireille Moisan,
conseillère d’orientation
Membre de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec

L’entrée au cégep ou dans un centre de formation professionnelle est, pour plusieurs jeunes, une période de réaffirmation de leur autonomie, de changements importants, d’élargissement de leurs réseaux sociaux. Au même titre que lorsqu’ils ont fait leur passage du primaire au secondaire, la transition du secondaire au collégial ou en formation professionnelle est donc une étape importante de leur vie. Alors que certains jeunes vivent cette transition sans problème, d’autres manifestent de l’inquiétude et ce passage devient une source d’anxiété importante.

La liberté… enfin?

Plusieurs jeunes voient les études postsecondaires comme une nouvelle vie empreinte d’une certaine liberté : moins d’heures de cours, le plaisir de la vie en appartement, les sorties plus fréquentes sans supervision, etc. Mais ce sentiment est trompeur!

Même si les heures de cours semblent parfois moins imposantes, les heures d’études et de travail à la maison, elles, sont plus nombreuses et les horaires, plus variables. L’encadrement est moins accentué et l’autonomie est davantage valorisée. Aussi, pour certains jeunes, la vie en appartement amène tout un lot de nouvelles responsabilités (cohabitation, ménage, repas, comptes à payer, etc.). Il est donc important que les jeunes soient bien préparés à ce passage aux études postsecondaires.

Quelques trucs pour faciliter cette importante transition :

  • Discutez-en et demandez à votre jeune ce qu’il pense de son passage aux études postsecondaires, ce qui lui fait peur, ce qui le motive.
  • Visitez avec lui l’institution qui l’intéresse et informez-vous de la présence de services d’aide, comme l’aide à la réussite.
  • Soyez à l’affût de changements dans son comportement (baisse d’intérêt, lassitude, absentéisme) et discutez-en avec lui sans le juger (ou le punir) et en faisant preuve d’ouverture.
  • Encouragez les discussions « en parallèle » (par exemple, en voiture : le jeune se sent moins « questionné » que lors de discussions formelles en « face à face »).
  • Démontrez un intérêt sincère envers son programme et ses résultats, et ce, même si vous n’avez plus accès à son dossier scolaire.
  • Démontrez de l’ouverture envers son choix. Si celui-ci ne correspond plus à ses intérêts et aptitudes, il peut être important et justifié de reconsidérer ce choix. Le conseiller d’orientation et l’aide pédagogique individuel du cégep peuvent lui venir en aide.
  • Les expériences à l’étranger

Certains jeunes décident parfois de prendre une pause et de faire un voyage culturel ou un séjour linguistique, notamment à la fin de leurs études secondaires. En s’arrêtant quelque temps, ils se donnent la chance de grandir autrement, de faire des choix de vie parfois plus éclairés et de mieux préparer la suite de leur cheminement scolaire ou professionnel.

Le jeune doit cependant être bien conseillé afin de trouver le projet ou l’organisme qui lui convient et il doit être conscient des conséquences de ce voyage sur son cheminement de carrière. Pour cette raison, il importe de rencontrer des personnes ressources pour l’aider et pour planifier toutes les étapes du voyage ET du retour au pays.

Afin d’aider votre jeune à faire le bon choix, vous pouvez visiter les sites Internet des organismes qui offrent des programmes jeunesse structurés, basés sur l’apprentissage. Vous trouverez d’ailleurs quelques suggestions de voyages culturels ou de séjours linguistiques à l’adresse suivante : https://www.orientation.qc.ca/espaceparents/5e-secondaire/les-choix-a-faire-apres-le-secondaire

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Marlène Lebreux

Les parents ont une grande influence sur les choix scolaires et professionnels de leur enfant. Ce constat est rassurant, mais en même temps inquiétant. Car, devant l’indécision de leur jeune, plusieurs parents se sentent démunis, désorientés (!). Il peut alors paraître paradoxal de vouloir aider son jeune à s’orienter… On propose ici quelques pistes d’action.

Écouter

 » Le parent doit être en mesure de départager ses ambitions professionnelles de celles de son jeune, souligne Mme Catherine Morneau, conseillère d’orientation et présidente de l’entreprise Les Consultations Morneau, qui propose notamment informations et conseils aux parents désireux d’accompagner leur jeune vers un choix d’orientation éclairé. Un parent peut adorer les sciences et être convaincu qu’opter pour ce domaine ouvrira toutes les portes à son jeune. Cependant, ce dernier peut très bien préférer les sciences humaines.  » Pour être de bon conseil, les parents se doivent tout d’abord d’être attentifs aux aspirations ainsi qu’aux préoccupations de leur jeune.

Révéler le jeune à lui-même

Les parents détiennent – parfois même sans le savoir! – de pertinentes informations pour aider leur enfant à découvrir et à clarifier ses intérêts, ses talents et ses valeurs. Il leur suffit notamment de lui rappeler des projets scolaires ou parascolaires qu’il a réalisés et aimés ou encore des activités qui l’intéressaient quand il était plus jeune. L’objectif consiste, pour reprendre l’expression utilisée par Mme Morneau, à  » arroser les fleurs et pas les mauvaises herbes! « . Autrement dit, le parent doit davantage faire ressortir les points forts de son enfant (plutôt que ses faiblesses) afin de l’encourager à développer une vision positive de lui-même.

Explorer

L’exploration du marché du travail peut s’avérer une activité à la fois enrichissante et amusante, pour le jeune comme pour les parents. L’exercice peut prendre différentes formes : la visite de salons portant sur l’éducation, la navigation sur des sites Internet spécialisés sur les carrières ou ceux des établissements d’enseignement, la lecture des perspectives d’emplois de différents métiers et professions, la consultation d’ouvrages spécialisés (le Palmarès des carrières 2008, par exemple!), etc. Le parent est également invité à parler de sa vie professionnelle, incluant ses bons et moins bons coups! Comment a-t-il décroché son emploi actuel? Quel est son parcours scolaire? Quels sont ses prochains défis? En partageant avec son jeune ce qui l’anime dans son travail et ce qui donne un sens à sa propre vie professionnelle, le parent devient ainsi une référence positive sur cette vie après les études!

Motiver par l’action

L’encouragement par l’action consiste à s’intéresser aux réussites passées de son jeune. Il ne s’agit pas seulement d’adresser de simples félicitations. Cela signifie également prendre le temps de discuter des moyens qu’il a utilisés pour concrétiser telle activité :  » Comment as-tu fait pour mener de front avec brio cet important projet, malgré toutes les difficultés qu’il comprenait? Est-ce que tu travailles depuis longtemps à la réalisation de cette activité? Quelle est l’origine de cette brillante idée?  » L’objectif est de lui faire prendre conscience de l’efficacité de son comportement dans une situation donnée. C’est que l’on appelle développer son sentiment d’efficacité personnelle; en somme, la confiance en sa capacité de réussir!

Dédramatiser

Certaines croyances sur l’orientation sont erronées. Tout d’abord, ce n’est pas à 17 ou 18 ans que l’on choisit une profession pour la vie. Pas plus qu’une personne n’est destinée à une seule profession. Le jeune doit savoir qu’il n’existe pas de meilleur choix d’orientation, mais bien que plusieurs options possibles s’offrent à lui. Il sera toujours temps au cours de son cheminement scolaire d’apporter les changements qui s’imposent.  » Par-dessus tout, termine Mme Morneau, les parents doivent se montrer patients et garder confiance. Le passage de l’adolescence à la vie adulte est une période d’exploration et de grands questionnements. Il est important d’accompagner le jeune, de lui laisser le temps de réfléchir et, surtout, de respecter le fait que le choix professionnel lui appartient.  »

Mireille Moisan,
conseillère d’orientation
Membre de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec

Karolane, 14 ans, se présente au bureau du conseiller d’orientation de son école… Alors qu’elle est habituellement de nature enjouée, elle se montre plutôt timide et a de la difficulté à s’exprimer. Elle répond, du mieux qu’elle le peut, aux questions qui lui sont posées. La tête basse, elle se tortille et joue nerveusement avec ses mains. Au bout de quelques minutes, elle éclate en sanglot en disant « Je ne sais pas », « Je ne me connais pas », « je ne sais pas ce que je veux faire plus tard et ÇA ARRIVE TROP VITE »!

Voilà une situation qu’il n’est pas rare de rencontrer à l’intérieur des murs des bureaux des conseillers et conseillères d’orientation des écoles secondaires, et ce, peu importe la personnalité du jeune… S’orienter, trouver sa voie, peut sembler anodin à prime abord, mais c’est tout un exercice qu’on demande au jeune qui n’a, bien souvent, aucune expérience de travail, se connaît peu et n’a généralement pas très envie de « faire un choix » qui peut sembler définitif et contraignant.

Peur de se tromper

La grande majorité des jeunes qui ressentent de l’angoisse face à leur choix de carrière ont souvent peur de se tromper. Les trop nombreuses possibilités qui se présentent à eux, le fait de devoir choisir dans un court laps de temps, les résultats scolaires pas toujours convaincants, les nombreuses décisions à prendre en cours d’année scolaire, sont au nombre des éléments qui font qu’ils ressentent cette angoisse. Ils croient, souvent à tort, qu’un mauvais choix aura des conséquences néfastes sur leur avenir et les contraindront à suivre une formation qui ne leur plaît pas ou, PIRE, à faire un travail qu’ils n’aimeront pas!

Quelques trucs

En tant que parent, vous pouvez les rassurer en leur signifiant qu’il n’y a pas vraiment de mauvais choix. Peu importe ce qu’ils choisiront, ils gagneront en expérience et se connaîtront mieux. Comme le système scolaire actuel permet les cheminements variés, le jeune doit comprendre qu’il n’existe pas de « choix parfait », mais bien que plusieurs possibilités s’offrent à lui et qu’il peut toujours, en cours de route, apporter des changements.

Par une attitude confiante et en faisant preuve de patience, vous pouvez accompagner votre jeune en le rassurant, en lui reflétant ses qualités (ordonné, sociable, réfléchi, actif, etc.) et ses habiletés (bon en sport, en art, habile manuellement, ordonné, etc.). Il ne s’agit pas de dire de grandes choses, simplement souligner ses forces, lui laisser le temps de réfléchir et, surtout, respecter le fait que son choix de carrière lui appartient.

Peur du changement, de l’inconnu

Comme parents, nous n’avons pas toujours conscience de ce que représente ce genre de décision dans la vie de notre jeune. Et pourtant… Alors qu’il se sent enfin confortable dans son école secondaire, il doit maintenant envisager son avenir d’une toute autre façon : une nouvelle école, de nouveaux cours, de nouveaux groupes d’amis, de nouveaux profs, possiblement un travail étudiant, peut-être un déménagement, une voiture, un appart…

Ça fait beaucoup, non?

Certains jeunes aiment le changement et la nouveauté, mais plusieurs envisagent le tout avec craintes, ce qui a des répercussions sur leur choix de carrière. Tous ces éléments ajoutent une pression supplémentaire dans leur prise de décision.

Quelques trucs

Ces craintes sont normales chez le jeune. En prenant le temps de l’écouter sans le juger, vous lui permettez de les verbaliser, de les comprendre. Il est possible de le rassurer en effectuant des visites lors de « portes-ouvertes », de salon de l’éducation/emploi, et également par l’activité « étudiant d’un jour ». Ces activités permettent au jeune de se familiariser avec son futur environnement. Vous pouvez également l’encourager à faire de courts stages en milieu de travail afin d’en apprendre davantage sur ce terrain qui lui est inconnu et pour valider ses différents intérêts professionnels.

Des peurs légitimes

Les jeunes font face à bien des peurs dans leur processus d’orientation et ce ne sont là que quelques exemples. Il en existe plusieurs autres comme la peur de ne pas réussir sa vie, de décevoir ses parents, de s’éloigner de sa famille ou encore la peur d’échouer. Mais rassurez-vous! Votre jeune saura y faire face avec votre soutien. Il ne faut pas hésiter à chercher de l’aide et à demander conseil notamment au conseiller d’orientation de l’école secondaire de votre jeune.

Mireille Moisan,
conseillère d’orientation
Membre de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec

Un guide précieux

Avant toute chose, le conseiller d’orientation est un guide qui accompagne la personne dans la connaissance de soi. C’est un expert en relation d’aide, en évaluation des ressources psychologiques, des ressources personnelles et des conditions du milieu. Il aide l’individu à prendre conscience de ses traits de personnalité, valeurs et intérêts, ceci afin de l’aider à faire des choix éclairés, faciliter sa prise de décision et ainsi lui permettre de trouver sa place au sein de la société.

Les jeunes et l’orientation

Le plus souvent, les jeunes ne se connaissent pas, n’ont aucune expérience de travail, n’arrivent pas à « se regarder de l’intérieur ». Ils vivent mille et une incertitudes, ressentent une multitude d’émotions et sont confrontés à :

  • une information surabondante et souvent indéchiffrable
  • la peur de se tromper et de devoir renoncer à un rêve
  • la panoplie de choix possibles (Plus de 4000 formations, 1300 métiers, formation professionnelle, technique ou universitaire, etc.)
  • le monde du travail en constante transformation (taux de placement, professions d’avenir)
  • l’impact de leurs décisions sur leur vie
  • l’influence des parents, amis, enseignants…

Le conseiller d’orientation s’efforce dont de les aider à mieux saisir leur réalité, à révéler leur véritable personnalité, à l’intégrer et à la transposer dans un projet de carrière qui leur ressemble. Le fait de s’établir un projet de carrière à leur mesure permet également aux jeunes de persévérer à l’école et d’augmenter leur motivation scolaire. En effet, quoi de mieux que de croire en soi et en un projet réaliste pour avoir le goût de mettre les efforts nécessaires à l’atteinte de ses buts?

L’orientation à l’école…

Plus concrètement, dans le milieu scolaire, l’orientation peut se traduire par un accompagnement personnalisé du jeune dans sa découverte de lui-même, l’exploration concrète et active du monde de l’information scolaire et du marché du travail, la confirmation de son projet professionnel et sa réalisation. Les raisons qui motivent une consultation peuvent être de plusieurs ordres : l’indécision vocationnelle, l’anxiété face aux différents choix, les besoins spécifiques des jeunes en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, le manque d’information scolaire, le besoin de confirmation d’un choix, etc. Pour répondre à toutes ces différentes demandes, le « c.o. » rencontre les élèves principalement en intervention individuelle, mais il est aussi appelé à visiter les élèves en classe.

Généralement, les axes d’interventions en orientation au secondaire sont :

  • Offrir un service de consultation personnelle à l’élève afin de l’aider dans son parcours scolaire et professionnel.
  • Faciliter l’accès à la documentation en information scolaire et professionnelle.
  • Lorsque requis, utiliser des instruments standardisés, communément appelés « tests d’orientation », permettant de mieux situer l’élève dans son orientation scolaire et professionnelle.
  • Informer les élèves sur les possibilités qui se présentent afin de les aider à faire des choix judicieux en lien avec leur parcours scolaire.
  • Promouvoir l’approche orientante, en collaboration avec les intervenants du milieu scolaire.
  • Contribuer activement à soutenir et informer les enseignants dans différentes activités orientantes.
  • Impliquer, instrumenter et soutenir les parents dans la compréhension de l’orientation professionnelle.

Un professionnel membre d’un Ordre

Le conseiller d’orientation doit être membre d’un ordre professionnel, soit l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec (OCCOQ). Cet Ordre a pour mission de protéger le public et s’assurer que le conseiller respecte le code de déontologie. Seuls les membres de l’Ordre ont le droit de porter le titre de conseiller d’orientation.

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Geneviève Dubé

Le parent est bien placé pour accompagner son enfant dans sa démarche de choix de carrière. Il est toutefois préférable de ne pas lui imposer un métier. «Votre ado est responsable de son choix de carrière et il doit s’investir dans la réflexion qui le mènera à une décision», juge Joanne Provost, conseillère d’orientation à l’école secondaire Antoine-de-St-Exupéry à Montréal. Voici comment le soutenir.

Observez votre enfant

Remarquez ce qui intéresse votre enfant au quotidien, dans ses temps libres et ses loisirs. «Faites-lui part de vos observations sur ses champs d’intérêt et ses aptitudes pour amorcer sa réflexion sur son choix de carrière», dit Mme Provost. Votre fille aime le dessin? Aidez-la à faire des liens entre sa créativité et les formes d’expression. Vous pourriez lui proposer d’explorer d’autres arts, comme le graphisme et la photographie.

Encouragez-le à s’impliquer

Incitez votre ado à faire du bénévolat ou à participer à des activités parascolaires, comme la ligue d’improvisation ou le club scientifique. Ses loisirs l’aideront à cibler ou à éliminer des carrières en fonction des champs d’intérêt qu’il se découvrira. Par exemple, un jeune qui joint une troupe de théâtre verra s’il aime parler devant un groupe et travailler en équipe. Le cas échéant, il rayera de sa liste les métiers qui se pratiquent en solitaire.

Accompagnez-le dans sa démarche

Le conseiller d’orientation Christian Ross, de l’école secondaire de la Lancée à Montréal, suggère de questionner votre ado afin de savoir où il en est dans sa démarche. Intéressez-vous à ce qu’il fait et encouragez-le à vous parler de ses réflexions. Vous pouvez aussi l’aider à faire des liens entre un travail d’été et une future carrière. «Si votre fils a adoré son expérience de moniteur auprès de personnes souffrant de déficience intellectuelle, conseillez-lui de s’informer sur les carrières en lien avec la relation d’aide», illustre M. Ross

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À 16 ans, c’est difficile de choisir une carrière. Que pouvez-vous faire, comme parent, pour aider votre enfant à choisir un métier, une profession, un programme d’études? Voici quelques recommandations pour vous aider à accompagner un jeune indécis.

Ne lui imposez pas vos idées

Vous auriez aimé devenir architecte, avocat ou médecin? Parlez-lui de vos rêves. S’ils rejoignent les siens, tant mieux! Mais si votre enfant a d’autres projets en tête, laissez-le suivre sa propre voie. Vous ne l’avez pas mis au monde pour qu’il réalise ce que vous n’avez pas pu accomplir. Un jeune indécis peut se laisser entraîner dans une direction qui est parfois contraire à ses aspirations. S’il réalise après coup que vous l’avez influencé dans son choix, il pourra vous en vouloir longtemps.

Ne lui donnez pas de fausses informations

Ce qui était vrai il y a 20 ou 30 ans ne l’est probablement plus aujourd’hui. Faites attention, si vous tentez de lui donner des conseils sur des cours à suivre ou sur des perspectives professionnelles. Les choses ont bien changé! Par exemple, certains parents disent encore à leur enfant qu’il n’y a pas d’emploi en informatique. C’est faux! Vérifiez vos sources avant de lui faire part de votre point de vue sur les perspectives d’emploi dans un métier ou sur la valeur d’un diplôme.

Ne l’ignorez pas

Vous avez peur de donner de faux renseignements à votre jeune et vous vous abstenez pour cette raison de lui parler d’avenir? Vous préférez le référer à un spécialiste? Le message peut être mal interprété : « Mes parents ne parlent jamais avec moi de ma future orientation scolaire et professionnelle, on dirait que ça ne les intéresse pas. » Certains parents n’osent pas s’en mêler, même si le sujet les préoccupe. N’hésitez pas à poser des questions à votre jeune et écoutez attentivement ses réponses. Montrez-vous intéressé par son choix de carrière. Plus de 85 % des jeunes consultent leurs parents à propos de leur orientation. Vous êtes les personnes les plus consultées! Après vous, viennent les amis, les enseignants et les professionnels de l’orientation.

Ne riez pas de ses idées fantaisistes

Il vous dit qu’il veut être cuisinier, mais il ne se fait même pas cuire un œuf à la maison. Elle veut devenir vétérinaire, même si elle est allergique aux animaux. Il veut être contrôleur aérien et souffre d’un sérieux déficit de l’attention. Vos enfants exprimeront plusieurs idées qui vous paraîtront farfelues; cela fait partie d’un processus normal de prise de décision au cours duquel on énumère souvent toutes sortes de possibilités qui ne seront pas retenues. Au lieu de discréditer une idée qui vous paraît étrange, questionnez votre enfant : « Pourquoi envisages-tu le métier de cuisinier? Qu’est-ce qui t’intéresse dans le travail de vétérinaire? Qu’est-ce qui t’attire dans le métier de contrôleur aérien? » Le choc de la réalité le rattrapera assez vite et il devra tôt ou tard se confronter à la réalité et tenir compte des contraintes (résultats scolaires, coût et lieu de formation, aptitudes, conditions de travail, etc.).

Reflétez-lui ses qualités, ses aptitudes, ses compétences, ses intérêts de toujours.

Le jeune qui a une bonne estime de lui-même peut avancer avec confiance dans sa démarche en orientation et s’appuyer sur des bases solides : ses qualités, ses aptitudes, ses compétences. Un parent est comme un miroir de l’identité du jeune. Quelle image lui renvoyez-vous de lui-même? Lui parlez-vous de ses qualités, de ses forces, de ses intérêts, de ses jeux préférés depuis qu’il est petit? Une image négative fragilise le jeune; il perd confiance en lui et se croit incapable de réussir sa vie.

Encouragez-le à se fixer des objectifs et à les atteindre.

Certains jeunes ont besoin que leurs parents les encouragent, les aident à se relever après un échec. Ils ont besoin d’un coach qui leur donne des tapes dans le dos et les aide à visualiser leur objectif. Pour s’orienter, il faut prendre conscience que son avenir se joue maintenant. Aidez votre jeune à comprendre que les gestes qu’il pose aujourd’hui orientent son avenir. Dans chaque problème se cache une solution.

Sortez-le de sa léthargie

Une personne indécise est souvent désorganisée; elle ne sait pas comment se mettre en action. Les parents peuvent aider leur enfant à se structurer et à s’organiser dans la recherche d’information et dans la prise de décision. « Mon père et moi avons regardé les programmes d’études universitaires qui m’intéressent. » « Ma mère m’a référé une de ses cousines qui travaille dans ce domaine, je vais lui téléphoner. » « Mes parents m’ont aidé à faire la liste de toutes les professions qui m’intéressent et on les a comparées. » N’hésitez à lui donner des conseils sur la façon de mieux s’organiser.

Prêchez par l’exemple

Votre enfant vous regarde vivre; le métier ou la profession que vous exercez vous-même lui donnera ou non le goût d’occuper un emploi semblable plus tard. « Mes parents arrivent complètement crevés tous les soirs. Je n’ai pas envie d’être comme eux. » « J’admire ma mère, elle aide les autres et aime son travail. » « Mon père a fait un retour aux études pour améliorer ses conditions de travail. Il est courageux. » Parlez en termes réalistes de votre travail à votre jeune. Racontez-lui vos bons coups et expliquez-lui les obstacles que vous réussissez à franchir. Vous avez une grande influence sur la perception qu’il se fera du monde du travail.

Par votre intérêt, votre soutien et votre enthousiasme, vous éclairerez la route de votre jeune en devenir.

Mireille Moisan,
conseillère d’orientation
Membre de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec

Actuellement, dans le réseau des écoles secondaires du Québec, la plupart des jeunes de 4e secondaire se démènent pour choisir leurs options de 5e secondaire. Loin d’être simple, cette démarche provoque bien des bouleversements : elle mobilise le jeune, inquiète les parents, préoccupe les enseignants, interpelle la direction d’école, bref, est beaucoup plus exigeante que l’on peut l’imaginer…

C’est au cours de la quatrième année du secondaire que certains jeunes commencent petit à petit à ressentir l’approche de la fin de leurs études secondaires. Certains éprouvent de l’anxiété face aux options et au choix de carrière à venir puisqu’ils sont conscients des répercussions possibles sur leur avenir professionnel. Il est donc important de connaître les différents choix ainsi que les conséquences inhérentes à ces choix, notamment en consultant un conseiller d’orientation.

Les sciences… À tout prix?

Lorsque vient le temps de faire le choix des options de cinquième secondaire, bien des questionnements surgissent : quelles sont les options qui ouvrent « toutes les portes » au cégep? Est-ce que les options offertes par l’école (autres que les sciences) permettent l’accès aux études collégiales? Les sciences sont-elles indispensables? Etc.

Plusieurs parents, et incidemment leur jeune, croient que les sciences doivent à tout prix être choisies même si le jeune n’a aucun intérêt en ce sens, le but étant de ne lui fermer aucune porte. Dans certains cas, en particulier dans les cas où le jeune aime ces matières et y performe, cela fait du sens. Cependant, pour bien des jeunes, ce n’est pas aussi simple. Certains préfèrent les langues, les arts ou les sports et présentent des difficultés importantes en sciences.

Ouvrir ou fermer des portes?

Lors du choix de carrière, il arrive souvent que les jeunes qui ont moins ou aucun intérêt pour les sciences optent pour des formations techniques ou préuniversitaires qui n’exigent pas les sciences de cinquième secondaire. D’autres opteront peut-être pour la formation professionnelle, laquelle n’exige pas non plus les sciences de cinquième secondaire. Certains élèves qui choisissent les sciences, malgré leurs difficultés scolaires et leur manque d’intérêt, voient leur moyenne générale baisser radicalement et peuvent même se voir refuser l’entrée dans des programmes contingentés, comme, par exemple, la technique policière.

Motivation et persévérance scolaires

Il est donc important de tenir compte des intérêts et des forces du jeune. Il sera ainsi plus intéressé et plus motivé, et les résultats risquent d’être meilleurs. Plusieurs professionnels (enseignants, conseiller d’orientation) peuvent accompagner et guider le jeune. Précisons également qu’un jeune qui n’a pas pris sa chimie ou sa physique de cinquième secondaire pourra toujours, s’il le désire, reprendre ces cours au cégep (lorsque l’institution l’offre) ou à l’éducation des adultes.

Votre collaboration est précieuse

Vous connaissez votre jeune mieux que personne et vous pouvez lui refléter ses forces, ses qualités, pour l’aider à faire des choix en fonction de sa personnalité. Il est possible de guider votre enfant dans son choix en…

  • vous tenant informé des choix proposés par l’école
  • vous assurant que votre jeune comprend bien l’information qui lui est donnée au sujet des cours qui lui sont proposés
  • l’observant et en notant certaines caractéristiques qui lui sont propres
  • discutant avec lui de ses intérêts, des éléments sur lesquels il s’appuie pour faire ses choix
  • reconnaissant ses forces, ses capacités
  • l’encourageant à faire un choix personnel et réaliste
  • l’encourageant à consulter son conseiller d’orientation, au besoin