Intervention probante auprès des chômeurs de longue durée

Nouvelles  |  25 janvier 2016

Patricia Dionne

Patricia Dionne, c.o.

L’intervention de groupe auprès de populations en situation de précarité et de pauvreté, réalisée par des professionnels de l’orientation, serait très pertinente selon la conseillère d’orientation Patricia Dionne, professeure adjointe au département d’orientation professionnelle de la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke. Mme Dionne vient de recevoir une mention d’excellence de sa Faculté pour sa thèse doctorale intitulée : Le groupe d’insertion sociale et professionnelle : apprentissages et développement au cœur de l’activité collective de personnes en situation de chômage de longue durée. Voici un sujet d’actualité en cette période de débat à l’Assemblée nationale autour du projet de loi visant à permettre une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi, ainsi qu’à favoriser l’intégration en emploi (Loi 70).

« De tels groupes sont mis en place par des organismes communautaires et animés par des professionnels de l’orientation, explique Patricia Dionne. La plupart des recherches sur le sujet démontrent l’efficacité significative de ces programmes pour l’insertion en emploi. Pour certaines personnes cependant, la participation à un programme de ce type n’engendre pas les effets escomptés, ce qui peut susciter chez elles une perte d’espoir quant aux possibilités de s’insérer sur le marché du travail. »

Mieux comprendre les dynamiques individuelles et collectives

Dans ce contexte, la thèse de Patricia Dionne visait à mieux comprendre ce qui se produit au cours de l’activité de ces groupes et à identifier quels sont les apprentissages réalisés par les participants. La thèse a permis de décrire les dynamiques individuelles et collectives en jeu. Ainsi, cette recherche indique que « chaque adulte peut soutenir les apprentissages et le développement des autres membres du groupe », explique la chercheuse.

Mme Dionne affirme cependant que lors de la réalisation de la recherche, la loi 21,  qui réserve des activités professionnelles aux conseillers d’orientation (c.o.) n’était pas encore en vigueur. « Aujourd’hui, il faudrait des c.o. dans chacune des équipes d’animation, car on y retrouvait des personnes particulièrement vulnérables. Selon la loi, seuls les c.o. peuvent évaluer en orientation une personne atteinte d’un trouble mental ou neuropsychologique ».

L’OCCOQ tient à féliciter chaleureusement Mme Dionne pour l’excellence de sa recherche qui contribue à éclairer les débats actuels. Source : Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke.