Santé mentale : l’OCCOQ est préoccupé et prêt à contribuer

----  |  17 avril 2019

Les difficultés d’accès aux services en santé mentale au Québec – entre autres lorsqu’il s’agit de crises suicidaires – constituent un enjeu majeur de santé publique, qui fait souvent les manchettes des médias ces derniers temps. En témoigne cet article du journal Le Nouvelliste (15 avril 2019), publié à la suite de la diffusion, sur les réseaux sociaux, de la lettre d’adieux poignante qu’Émilie Houle (23 ans) a laissé à ses proches après s’être enlevé la vie le 29 mars 2019. Chaque tragédie de ce genre est bien sûr une tragédie de trop, et l’OCCOQ est non seulement préoccupé par les enjeux qu’elle soulève, mais prêt à collaborer avec l’ensemble des acteurs et partenaires du grand réseau de la santé afin d’améliorer rapidement la situation.

Rencontre interordres avec la ministre de la Santé et des Services sociaux

Les ordres professionnels du domaine de la santé mentale et des relations humaines, dont l’OCCOQ fait partie, sollicitent présentement une rencontre avec la ministre Danielle McCann (MSSS) pour lui présenter les résultats d’un sondage interordres qu’ils ont mené auprès de plus de 9 000 professionnels au sujet de cet enjeu. Pour ces ordres, l’objectif de cette démarche consiste à apporter leur contribution afin de soutenir les décideurs dans la compréhension des problématiques et la recherche de solutions, pour faire en sorte que les Québécois puissent bénéficier des bons services (santé mentale, services sociaux) en temps opportun, offerts par les bons professionnels.

Forum Jeunes et santé mentale – 13 mai 2019

L’article cité plus haut fait mention de la tenue du Forum Jeunes et santé mentale le 13 mai prochain, à Québec. Cette initiative de consultation publique (patients, parents, proches aidants, intervenants, psychiatres, partenaires, etc.) lancée par la ministre McCann permettra, selon elle, « d’identifier des pistes de solution pouvant être mises en place rapidement pour améliorer les choses, en plus de mettre le terrain pour préparer le « plan d’action 2020-2025 en santé mentale » ». L’OCCOQ a été invité à participer au Forum en tant que partenaire du réseau de la santé et des services sociaux, et ainsi à contribuer à la coconstruction de solutions adaptées.

Plan d’action en santé mentale 2020-2025

Dans la même perspective, l’Ordre souhaite contribuer au processus d’élaboration du Plan d’action en santé mentale 2015-2020. Une demande avait d’ailleurs été envoyée à la ministre l’automne dernier, afin de lui offrir l’entière collaboration de l’OCCOQ dans le cadre de cet exercice démocratique. Rappelons que les c.o. offrent des services d’évaluation et d’intervention, en orientation, aux personnes atteintes d’un trouble mental ou neuropsychologique, mais qu’ils sont aussi appelés à reconnaître les signes précurseurs de troubles mentaux – ainsi que les signes de détresse psychologique ou de crise suicidaire – et, le cas échéant, à référer les personnes concernées vers les services appropriés. Ainsi, la contribution de l’Ordre en ce qui a trait au développement, à l’adaptation et à l’encadrement des services en santé mentale est tout à fait pertinente et nécessaire.